Les trois grues.

Les trois grues, mythe gaulois.
Les trois grues, mythe gaulois.

De loin je ne vis qu'un arbre qui montait jusqu'aux nuages,

Me rapprochant, j'y voyais trois grues qui volaient dans le ciel ensembles, l'une au dessus de l'autre,

Au dessus d'elles les nuées tourbillonnaient en volutes infinies,

Au dessous d'elle, le vent qu'engendraient  leurs ailes faisait se courber des herbes buissonneuses en deux parts opposées,

Et sous  cet arbre fantastique, deux yeux énormes, l'un était ouvert où se reflétait la lune, il regardait l'avenir, l'autre oeil était fermé, il regardait derrière lui son passé,

Et le mileu montrait un tronc, comme la base d'un nez.

Le monde se sépara en deux.
Le monde se sépara en deux.

(inspiration personnelle pour vous faire comprendre d'où viennent les mythes, si je ne montrais pas les photos et que j'organisais le texte selon un prisme chiffré, vous seriez précipités dans une vision tout a fait prophétique).


Soudain, le monde se sépara en deux, tout ce qui m'entourait s'éloigna comme si toutes choses me fuyaient.

Il y avait le haut et le bas,

Il y avait quatre côtés dont un que je ne pouvais voir, dans mon dos, celui du royaume des aigles noirs,

La place dans laquelle je me tenais devînt gigantesque,

À mes pieds se tenait une vieille armure,
À mes pieds se tenait une vieille armure,

Ne sachant dans quelle contrée je me tenais, je regardais par terre,

Là, à mes pieds gisait une vieille armure délaissée, 

Je la pris et elle m'allait comme un gant, ses armes n'avaient pas été émoussées par le temps,

À sa forme, je devinais qu'elle appartînt jadis à un titans invincible,

Une caverne creusée par un géant,
Une caverne creusée par un géant,

Je relevais enfin les yeux mais ma vision avait changé,

Une montagne immense  recouverte de forêts inextricables envahissait mon champ visuel,

En son centre, une caverne creusée par quelques géants m'invitait à y entrer,

C'était le seul chemin possible, j'avançais sur le seul chemin possible,

Celui d'un autre monde aux nombreux doutes,

Un autre monde
Un autre monde

La lumière fît place à l'obscurité, trés vite je distinguais des formes arborescentes, 

Puis, faisant route dans la moiteur de la grotte, la lumière  recommençait à poindre,

C'etait une luminosité agréable et douce, mais une lueur que je ne me souvenais pas d'avoir jamais vu avant,

J'étais entré dans un royaume fantastique, presque inquiétant,

Une nef magnifique aux formes parfaites.
Une nef magnifique aux formes parfaites.

Et puis, tout d'un coup, je me sentis transporté dans les airs,

Je volais et le vent m'emporta vers le ciel,

Une nef magnifique aux formes perfectionnées m'attendait,

Lorsque j'embarquai, celle-ci fila sur le firmament à une vitesse que je n'aurai pus imaginer,

L'hydre rouge.
L'hydre rouge.

Ce navire me conduit vers une côte,

Là se tenait une hydre rouge qui gardait ce pays mystérieux,

Elle bloqua la proue du navire et je dûs sauter par dessus elle pour mettre pied à terre.

Un astre sombre constellé de cratères.
Un astre sombre constellé de cratères.

Au dessus de moi il y avait comme un astre sombre constellé de cratères et de crevasses,

Je crus qu'il descendait vers l'endroit où je me trouvais mais il était immobile dans l'univers,

Des falaises où serpentaient des chemins inombrables emmenaient vers les cieux,

Lorsque je vis un des êtres fantastiques qui peuplent l'espace, 

Je le reconnu sans peine, c'était Mîloscos,

Miloscos, le grand voyageur.
Miloscos, le grand voyageur.

Celui-ci portait un gros sac sur son dos, 

il avait été un voyageur sur terre, 

un voyageur qui voulût aller toujours plus loin,

Il était arrivé il y a fort longtemps sur la grève du monde d'en haut,

 il n'avait déja plus qu'un pied à ce moment là, l'autre s'étant usé,

Curieux de nature, Mîloscos portait ses yeux à bout de bras pour voir un peu plus loin que ce qu'il était permis,

On dit qu'il porte toute sa vie passé dans son gros sac,

Et que si son fardeau l'empèche d'avancer vite, 

C'est aussi cela qui lui permet d'avancer sans cesse,

En regardant les étoiles, vous pouvez apercevoir Mîloscos, juste au dessus de l'hydre, c'est une constellation que les grecs ont nommé "cratère",

La nuit étoilée de l'été.
La nuit étoilée de l'été.

Tournant la tête de ci et de là,

Le ciel devînt vert et la nuit étoilée rendait leurs formes à ses créatures mythiques,

J'admirais des galaxies dans une clairière universelle,

Et toujours des formes repoussaient,
Et toujours des formes repoussaient,

Au beau milieu des étoiles, un arbre repoussait,

Tel une flamme sacrée.

L'arbre spirituel.
L'arbre spirituel.

Un arbre fait de spiritualité.





Nb: parmis les anciennes constellations gauloises, "le serpent" qui est dans l'arbre spirituel était "le dragon" actuel. (Nous avons deux dragons en druidisme, un blanc et un noir, pas seulement un)