KERNUNOS, LUG ET DONNOTARVOS

kernunos lug donnotarvos
kernunos lug donnotarvos
La légende du temps spirituel ou l'humain est partagé entre ses deux côtés complémentaires primaires, les deux dragons, deux visions des choses. C'est comme ça que commence le temps. Les deux dragons sont situés dans l'Albio, le monde du haut, céleste. Ce qui veut dire qu'il existait un seul dragon céleste au début des temps: l'harmonie.
La légende du temps spirituel ou l'humain est partagé entre ses deux côtés complémentaires primaires, les deux dragons, deux visions des choses. C'est comme ça que commence le temps. Les deux dragons sont situés dans l'Albio, le monde du haut, céleste. Ce qui veut dire qu'il existait un seul dragon céleste au début des temps: l'harmonie.

"Et le premier dragon fût scindé en deux, séparant les hommes et la pensée des hommes".


Kernunos

 

(Cronos)

 

Deux représentations particulières de kernunos nous sont parvenues. La première sculpture est celle d’un dieu aux cornes de cerf, borgne d’un œil, assis en tailleur sur un serpent géant qui mange et démembre ses victimes sur son passage.

 

Une autre représentation de la vouivre ?

 

La vouivre est une légende antique qui décrit une femme serpent qui provoque la mort de ceux qui la croise.

 

Derrière le serpent, un homme tient une roue du temps (Lug), Devant le serpent, un autre homme, ressemblant au premier(Esus), tient une autre roue. Une partie blanche, une partie noire.

 

Ce qu’il faut savoir pour décrypter l’image, c’est que nos ancêtres pratiquaient le culte des eaux de lumières. De nombreuses trouvailles archéologiques viennent corroborer cette première thèse.

 

Dans les alpine italienne a été retrouvé une gravure de serpent, surplombant une vallée sinueuse dessiné par un cours d’eau qui va à la mer ligurienne. Ce mimétisme idéologique nous amène à penser que le serpent géant, c’est le cours d’une rivière. Non loin de là se trouve les restes d’une civilisation, dite des statues stèle, en vallée d’Aulla, au bord des eaux sur les promontoires, dont on a retrouvé plusieurs autres statues non loin de la forêt de Brocéliande également que dans d’autres endroits en Europe et notamment dans le sud de l’Angleterre..

 

Il semble que la civilisation du culte des eaux ai été très étendue, 3000 ans avant notre ère. S’agit ‘il de la fameuse civilisation de l’Atlantide ?

 

De là vient la compréhension de ce que sont les roues et du nom de Kernunos.

 Le serpent d’eau est comme le défilement de la vie, nous avons tous entendu dire que la vie est comme le défilement d’une rivière, née d’une source et qui se termine par la mort. Kernunos est donc Cronos, assis sur un serpent qui fait vivre et mourir ses enfants, le serpent du temps que nos ancêtres appelaient la vouivre il y a encore peu de temps. Il s’agit d’une divinité féminine.

 

L’autre représentation de Kernunos, le montre distribuant la nourriture d’un sac entre un cerf et un taureau. La moitié pour le début de la vie, l’autre moitié pour la fin sans doute. Ces deux animaux sont la transcription imagée des deux hommes qui tiennent les roues du temps de la première sculpture symbolique étudié.

 

Nos ancêtres partageaient tout temps entre une période lumineuse et une période sombre (voir paragraphe sur le calendrier de Coligny), donc entre le cerf blanc des légendes et le taureau noir. Un œil vivant et un œil mort sur le visage du dieu du temps. Les deux roues jumelles du temps qui tourne en faisant ondoyer le serpent d’eau que rien ne peut arrêter. La vie et la mort. Le blanc et le noir qui tourne éternellement.

 

Sachant que pour les gaulois la mort n’est pas la fin, juste un passage vers un autre cycle de renaissance. Le taureau n’est pas un destructeur, c’est un passeur obscur mais pas forcément exterminateur. D’ailleurs cette imagerie du cycle temporel décris l’écoulement de l’année, année derrière laquelle vient toujours un autre cycle annuel et ainsi de suite. Certainement ce modèle est ’il aussi appliqué à la durée de la vie, une période créatrice, blanche et une période de déclin, sombre. La jeunesse et la vieillesse.

 

 

Les cornes de cerf que porte kernunos, c’est l’étude de Lug qui nous donne leur signification.

Lug, le cerf blanc tient le serpent antique, l'histoire antique. Aujourd'hui encore, certain druide se passe un baton de parole ressamblant à un serpent au moment ou ils commencent une histoire.
Lug, le cerf blanc tient le serpent antique, l'histoire antique. Aujourd'hui encore, certain druide se passe un baton de parole ressamblant à un serpent au moment ou ils commencent une histoire.

La personnalité de Lug est complexe, celui d'un dieu tricéphale représentant deux cotés de l'être, le coté du chien est le coté servile, animal, le coté du cheval ailé est le coté de la liberté de l'esprit, divin,celui d'un créateur émancipé. Le temps du serpent est celui de l'apprentissage vers une liberté de conscience. Celui qui arrive complètement à posséder l'esprit du cheval divin seul, se défaisant de celui du chien, est devenu un Elluaus, un premier prince qui a gagné la liberté d'agir seul. Il peut alors porter le casque ailé, signe des cavaliers émancipé. Lug est le dieu de la lumière du savoir et de l 'apprentissage, après le temps de Lug, l'humain qui parvient a s'émanciper devient une déité sur terre chez les gaulois.

Ces deux visages jumeaux, chien et cheval ailé, se retrouvent dans le livre des révélation ou il représente l' attitude humaine en général.

Les trois grues représentent le passé, le présent et le futur, les trois mattres des gaulois, il faut comprendre que les dieux n'apparaissent jamais sur terre sous une forme humaine dans la civilisation gauloise antique..

 

Lug (Tanaris)

 

Les légendes populaires arrivé jusqu’à nous, notamment de la grande île verte (l’Irlande), disent que Lug est un polytechnicien qui sait tout faire, il est à l’origine de toutes histoires, de toute vie. Beaucoup de citée Gauloises portaient son nom, preuve qu’il s’agit là du dieu de la civilisation lumineuse, berceau des regroupements raffinés, des sciences, tous ce qui est créateur d’avenir et certainement aussi des amours. C’est l’image du cerf blanc légendaire qui apporte la lumière. C’est donc le premier des deux êtres qui tiennent les roues du temps. Celui qui est du côté de l’œil entier de kernunos, au début du serpent du temps, c’est la création première, il est le dieu des artistes créateur, maître de tous les arts selon sa légende. Certain contes disent qu’il est un chevalier de lumière qui apparaît pour sauver le monde de sa destruction, le faire changer de direction. Lug ne peux par son essence donné la mort, les combats entre cerfs sont rarement mortels ou par accidents, c’est cela qui ressort du choix de son image de cervidé, d’inséminateur et de civilisateur. Nos ancêtre avez fait de la lutte un de leur sport favori, rarement dangereux et imitant donc par-là les combats de cerfs, artistes spectaculaires. 

 

Sur un vase trouvé au Danemark existe une représentation particulière de ce qu’est Lug, la création de l’histoire. Un dieu aux cornes de cerfs tient le serpent du temps et avec divers dessins retranscrit une aventure particulière.


Lug possède un alter ego, Tanaris.

 

Un autre, tricéphale nous montre le combat d’une divinitè au chien contre ce qui représente la bestialité et la peur caché dans l’obscur, puis la grande divinité des trois mattres recueille le cadavre du maitre et du chien et fait la part du passé, du présent et de la future histoire en préparation. Seul le personnage humain reste terrestre, le chien est relié à la bestialité vaincu, la mattre du passé. J’en parle dans un autre chapitre. De l’autre côté du trycéphale est représenté un cheval ailé, signe que l’humain s’est libéré en accédant au divin. Le dieu trycéphale représente en effet le visage de l’homme, entre l’animal et le divin.

 

Sur un diadème particulier à la tombe du cratère de Vix, on retrouve le cheval ailé, posé sur la tête d’une femme déifiée.

 

L’évolution de l’esprit

 

Hors c’est bien cela que représente Lug, l’acquis et l’expérience, le passage entre l’animal et le divin.

 

Les cornes de cerf que porte aussi Kernunos sont donc la représentation de la créativité de l’arbre tout au long de l’année, dans le début et la fin du temps de chaque période.

 

 

 

 

 

. Ensuite, le serpent bélier que rien ne peut arrêter se dirige vers Donnotarvos, le noble dieu Taureau qui doit faire la part de ce qui doit disparaître (c’est la part des rites sacrificiels) ou passé le cap vers un nouveau cycle de création et de renaissance.

 

 

 

Donnotarvos

 

 

Littéralement, le noble taureau. Représenté sur la sculpture de Kernunos, c’est le second des deux êtres qui tiennent les roues du temps, du côté de l’œil obscur, comme sa robe, il représente la période sombre du calendrier. On retrouve le taureau dans des représentations décrivant Esus, un autre dieu gaulois. Caché dans un arbre qu’Esus abat, au côté des trois grues, ou suivant Esus en supportant les trois grues. Ces trois grues représentent les trois Mattres, mères de tribus gauloises. Cet arbre est la représentation de ce qui barre le chemin de l’esprit, l’obscurantisme, le passage dans un lieu hors de clarté que Esus abat pour retrouver la lumière de la compréhension et un avenir créatif sur de nouveaux chemins. Il devient alors le représentant du taureau sur le monde du milieu.

 

Là encore le culte des eaux fait son chemin. Le triscèle représente trois tourbillons reliés en un centre, tourbillons représentant trois eaux, et ressemblant fortement aux formes ondoyées du tumulus de Gavrinis. Trois Mattres, grues qui indiquent le chemin des migrations dans le ciel, chemins de vie, eaux de l’histoire des hommes. Les trois eaux qui seraient en correspondance avec Kernunos a travers le taureau, le temps serait donc, l’eau du passé, l’eau du présent et l’eau du futur. Que l’on peut traduire aussi par l’eau dure de la mémoire cristallisé, la glace, l’eau sans cesse mouvante et ondoyante du présent et l’eau du futur, libre comme l’air des nuages. Le dieu taureau joint aux trois grues est donc le maitre des destins, obscurité de ce qui adviendra plus tard, bon ou mauvais, et qui permet à un élu de passé le cap vers un avenir libre, la seconde roue, complémentaire au dieu cerf, maitre des créations et des naissances. Un nouveau cycle commence.

 

Le minotaure est sans doute un mythe très proche aussi, mi-homme, mi- taureau, relié au destin d’un royaume qui lui offrait ses jeunes gens disparaissant dans le labyrinthe obscur du destin des hommes, culture pleine de sens dans la culture du voyage des eaux de la vie, le labyrinthe étant l’expression métaphorique des chemins sombres aux milieu des bois ou les gaulois avez interdiction de se rendre.

 

 

Les corridas sont des sacrifices de taureaux dans les arènes qui sont une résultante de ce mythe, on sacrifie l’obscur pour accéder au divin la lumière d’un chevalier arc en ciel qui vainc la noirceur et la bestialité. Mais c’est un courant déviant de celui qui était en vogue chez nos ancêtres. Le taureau était noble et respectable.

cette statuette du dieu taureau date de 1200 AV JC au moins, le culte du taureau est en place bien avant l'arrivé des celtes.
cette statuette du dieu taureau date de 1200 AV JC au moins, le culte du taureau est en place bien avant l'arrivé des celtes.
le passeur d'âme
le passeur d'âme