Alixion.

Terre gauloise.
Terre gauloise.

Le livre du passé.



Avant il n'y avait que la boue d'un grand marais,

On l'appelait Baua l'étrange,

Elle recouvrait tout et rien n'y apparaissait,

L'eau et la terre se séparément,

Ce qui était solide alla dans une direction,

Graselos fut un dieu de l'immobilité,

et ce qui était liquide alla dans l'opposé,

Histria était la mère de toutes les mouvances,

Une première île toute ronde situat le milieu,

Elle ressemblait à une montagne haute,

Les premières plantes étaient des pierres qui poussaient toutes droites sur ses flancs,

Ces pierres se recouvrirent de mousse,

Et l'île prit une couleur verte émeraude,



À l'intérieur de la montagne il y avait un lieu sacré,

Cela se situait au centre de l'univers,

Au centre de la terre une graine avait germé,

Le dieu qui se tenait là possédait une forme mi-humaine et mi-cervidé,

Son monde fut l'intérieur du monde,

Son palais se nommait l'Aidubno,

C'est de là que partent les sept rivières de la pensée,

C'est à partir de là que Kernunos construisit les Andéros, le Bitu et l'Albios céleste,

Lors d'une grande colère venue des profondeurs,

 Apparurent deux dragons enragés,

Il y eut Gari le fort grondement,

De la bouche du dieu sortirent les trois éclairs de l'Anmane,

Il se mua en en deux loups pour séparer les créatures d'un seul geste,

Et il y eut Tougios la partie gauche,

 Et il y eut une partie droite, dixio,

Et il y eut Adi le dessous, et il y eut Anat un dessus,

Il créa le temps, la lumière et l'obscurité,

Il garda un oeil fermé et la nuit se fît sur un côté du monde,

Trois jours passèrent et deux grands cerfs, l'un blanc et l'autre brun apparurent aux côtés du dieu,

Les deux cervidés s'opposaient sans cesse mais sans se blesser,

Ils avaient perdu la bestialité des dragons,

C'était des bêtes nobles qui possédaient la même force chacun,

La même envie mâle de s'imposer,

Là encore aucun animal ne recula complètement,

Celui de droite reculait un peu, puis il réavançait,

Celui de gauche reculait quelquefois, puis il réavancait,

C'est comme cela que nacquit la conscience,

L'équilibre de ce qui était juste où pas,

Le dieu de l'esprit en garda les cornes en formes de branches,

Une de chaque côté et il y avait seize pointes acérées,

La nuit tomba du côté de l'oeil fermé,

À la place du cerf brun il y eut un taureau sombre, très grand très lourd et trés stable,

Celui ci fît face au cerf blanc pour l'empêcher d'avancer,

Le taureau n'aimait pas les ardeurs acharnées du premier animal,

Il se rappella tout ce qui fût inventé pour devenir le dominant,

Le cerf blanc était le créateur du temps en marche, l'Ilhumno Gala,

Le taureau noir devenu la mémoire de Kernunos se nommait Donn,

Une troisième corne claire, lui poussa sur la tête et ainsi la nuit se sépara en deux tandis que le jour resta entier,

Le commencement était le passé,

La fin en sera le futur,

Et au milieu est le présent,

C'est comme ça que fut inventée la mémoire,

Trois grues se s'envolèrent sur les hauteurs,
Elles inventèrent les étoiles et les muses célestes,
Il y avait trois grues et il y eut trois ailes,
Et le ciel se mît à tourner sur lui même à la force de ces ailes,
Le vent sacré réveilla la terre,
Le cerf blanc frappa le sol plusieurs fois de ses onglets, 
Il crachat abondamment,
Et un grand serpent rouge sortit d'un trou dans le sol,
Il portait en lui un sang qui était froid mais sa morsure était brûlante comme le feu passionné des Anderos,


Et puis le grand cerf et le Taureau firent place à deux jumeaux au milieu de la nuit,

Car la nuit se partageaient en deux,

Le premier héritant du monde de la lumière et de la vie charnelle de ceux qui y séjournaient,

Le second eut pour mission de régner sur le monde sombre, celui de la mémoire profonde et de l'esprit,

Et les deux jeunes guerriers portaient un casque à corne car ils étaient nés au milieu de la nuit du Taureau,

Le premier était né dans la nuit du matin,

Le deuxième était né dans la nuit du soir,

Le cerf blanc resta dans l'Aidubno, dans la lumière primordiale avec Teutates,

Le père de ce qui existe dans l'univers, le temps,

Il leur fût donné une roue à se partager chacun,

De couleur blanche et sombre,

Les deux côtés de la roue du temps, 

de l'éternité gauloise,

Elles furent construites avec les huits rameaux qui poussaient de chaque côté sur la tête de Kernunos,

Et les jumeaux étaient chargés de les faire avancer autour de l'île-planète,

Un jeune chien-loup se dirigeant vers le premier llamos, guerrier de la lumière et de la chair,

Il renfermait toute l'animalité guerrière des chasseurs,

Un cheval ailé se dirigeat vers le deuxième Llamos du monde sombre et de l'esprit vivant,

Il renfermait toute la noblesse de la pensée guerrière,

C'est comme ça que commença l'histoire des hommes de gaule, 

Comme un combat pour la vie.




Tous les ans les grues venaient visiter le Bitu lumineux,

Elles prenaient des nouvelles, 

nichaient sur de hauts arbres,

Puis elles repartaient vers le ciel au moment de l'hiver,

On regardaient ces trois étoiles venues de la terre,

Pendant l'été elles se posaient sur l'arbre le plus grand,

Un jour elles y déposèrent un œuf différent des autres,

Il était tout rond, gris argent, constellé de tâches et d'hombres,

C'est comme ça que la lune est apparue,

C'était le premier œuf mais il était comme une pierre,

Le premier dragon se mît en colère et ouvrit un trou dans la terre,

Et il crachat en l'air une pierre de feu du monde des passions,

 Si étincelante qu'elle illumina la lune,

Et c'est comme ça qu'est venu le soleil,

Et que la lumière commença à régner sur la terre nuit et jour,

Le lune avait le passé, le présent et le futur hérités des grues sacrées,

Le soleil la suivit et sa colère se transforma en amour,

C'est comme ça que commença l'histoire des femmes, 

Une suite d'évènements lumineux dans le ciel nocturne,

Comme une renaissance éternelle,

 c'est comme ça qu'apparu la profondeur,

Et il y eut un avant et un aprés,

En même temps qu'un devant et un derrière.





Au début sur la terre il n'y avait aucun habitants,

Et puis les bois de Kernunos poussèrent et traversèrent le sol,

C'est comme ça qu'il y eut des montagnes qui montaient jusqu'au ciel,

Ces repousses étaient dures comme la pierre,

Certaines étaient droitement sorties de la terre,

Ces longues pierres debouts étaient l'oeuvre du temps,

Et puis d'autres branches apparurent sur leur sommet,

C'est comme ça que le premier arbre poussa,

Des pierres qui montaient jusqu'au ciel,

Et il y eut des graines qui redescendirent sur la terre gauloise,

D'autres arbres virent la lumière,

Ils se distinguaient en des formes différentes,

Il y en eut avec des pattes, des têtes, 

Il y en eut qui ressemblaient à des formes d'hommes, 

C'était les anciens,

Les premiers pères et les premières mères,

Dotés d'un grand savoir sur la vie,

Ils portaient une coiffure verte et sombre,

Et ils étaient éternels et nombreux,

Lorsque la pierre fut jetée dans le ciel, il y eut comme une figure d'homme qui s'installa dessus,

Il se nommait Lugus, dieu de la lumière,

Et c'est lui qui révéla la femme qui se tenait debout sur l'oeuf lunaire,

Elle se nommait Edunia, princesse de la lumière de la lune,

Elle était vierge car personne ne l'avait jamais approchée,

Son ventre grossissait chaque fois qu'il la regardait,

Il ne lui fallait que 14 jours pour enfanter,

Et une jument lui fut donné pour qu'elle parcours le ciel au dessus de la terre,

La pierre de Lugus se transforma en roue, 

Puis en char divin,

Et un cheval avec un visage d'homme fut attelé au char,

C'était la lumière du dieu qui le guida,

La jument d'Édunia nourrissait tous les enfants du monde grâce à son lait qui descendait jusqu'à eux,

Et les deux jeunes gens parcouraient la terre en galopant dans le ciel,

Avec le soleil Lugus fabriqua une roue pour le char du temps,

Elle possédait quatre parties qui la faisait solide,

Comme les quatre saisons de la vie,

De la lune, Edunia se fît un bouclier de femme,

Ce bouclier était monté en quatre parties,

Et il reflètait la lumière vers la terre pendant un mois,


C'est grâce à cela que grandirent les anciens,

Ils étaient devenus des géants aux formes animales, 

recouverts de feuilles et de branches qui les protégeaient,

Autour de l'arbre central douzes grands anciens s'établirent en formant un cercle,

La première clairière autour d'un arbre gigantesque,

Venant du ciel il y avait trois rayons de lumière,

Et le monde fut éclairé de trois manières différentes,

Il y eut les eaux, les rivières, les lacs et la mer,

Il y eut la terre, les montagnes et les plaines,

Il y eut le ciel, les nuages et le vent,

Au centre il y avait la force du chêne,

La vitalité du frêne,

Et la majesté du hêtre.

Les douzes anciens se divisèrent la terre, la mer et les airs,

Elles mêmes furent divisées en deux parts de la chair et de l'esprit,

Et c'est comme ça qu'il y eut un arbre du taureau, 

Un arbre du lion, un arbre du sanglier, un qui ressemblait à un humain, 

Et toutes les formes de la créations furent dans les cieux,

Celui qui était au milieu ressemblait presque à un homme.




L'abîme du ciel était partout autour, 

Là où les eaux terrestres finissaient, elle commençait.

Les Nautes allaient loin et débarquaient déjà sur d'autres îles et continents. 

Mais il n'y avait pas de fin au voyage,

Au bout du monde on montait au ciel étoilé, 

Emportés par des courants sur lesquels les étoiles flottaient.

On disait alors que tous les vents venaient de la mer et que si les arbres dansaient c'était pour faire plaisir aux dieux et déesses brillants là haut. 

Et puis on racontait encore que les vents de la nuit caressaient les joues des chanteurs et chanteuses du nemeton, 

Tandis que les souffles du jour emplissaient les poumons des nouveaux nés gaulois.


Le jour était au prince ce que la nuit fût à la reine, 

Un jour de tempête elle pleura sur le sol décharné dit on,

Le prince de la lumière transforma ces pleurs en colonnes colorés,

C'est comme ça que nous sommes nés, 

Quand les maux d'une mère se transformèrent en bonheurs,

Aux sueurs de l'aube est le petit matin de l'humanité,

Le soleil et la lune continuèrent leur course autour de l'île, En essaimant leur progéniture partout. 

Les douzes arbres autour du monde ne cessérent de danser,

Comme s'ils essayaient de marcher, 

À tour de rôle ils portèrent la perle lunaire au milieu de leurs branches.

Il y avait à cette époque sept rayons de couleurs,

Ils faisaient un pont vers le ciel pour le soutenir,

Sept rayons entourés de hauts nuages blancs,

Et il y avait quatorze jeunes hommes et femmes qui naquirent pour chaque arbre autour de la terre, 

C'était eux les premiers hommes et femmes,

Ils se divisèrent pour honorer les sept colonnes soutenant les cieux.

À l'une des extrémités du pont il y avait un garçon,

Aux autres extrémités dudit pont il y avait une fille.

Les arbres choisirent chacun leurs représentants parmi les premiers nés, 

Il y en eut 24 qui furent nommés pour guider les leurs,

On les appela "les tribus des 12 arbres",

L'un de ces arbres en hiver, au 12 ème mois prît l'apparence de la mort,

Et celui qui était au milieu de la lumière prît l'apparence de la vie,


Sur l'île au milieu du monde ces premiers nés avaient gravit la montagne,

Ils avaient accédé à la grande pureté qui règne au dessus de tout. 

Il n'existait aucune noirceur au sommet des dieux, 

L'univers avait été partagé en deux,

Mais dans ces eaux célestes était la réalité éternelle, 

Celle qui ne peux pas disparaître.

Dans la nuit la déesse primordiale émanait ses éclairages,

 Comme sa volonté sans partage,

 De là vînt la vie qui s'installa plus bas, descendue au travers des rayons de la divine lumière.


Au douzième mois de l'année la mort avait fait son apparition,

Dans les cieux partout autour les sombres nuages obscurcirent la vue,

Dans le grand marais une chatte se mit en chasse,

Elle était seule dont les yeux perçaient l'obscurité de la dernière nuit,

Elle chercha longtemps parmis les grands roseaux de l'année,

L'animale portait trois griffes acérées à chaque patte,

Et elle bondit sur les formes noirâtres,

Dans sa colère ces griffes d'argent déchirèrent les nuages noirs,

Dans le ciel des hommes la lune transperça les nuées,

Apparu alors la grande cavalière avec sa catéïa,

L'arme redoutable qu'était la lance du retour mit en pièces les nuvoles obscures,

Ainsi Edunia posséda la fureur de la lance double et le bouclier de la lumière,

Avec les nuages restants elle se fît une coiffure,

Et les hommes et les femmes de la terre enfantèrent leurs descendants,

C'était la résurrection des corps,

Les nouvelles générations nées gràce à la volonté de la chatte,

Le bouclier portait le symbole des quatre lunes,

Il était le lien entre le passé et le futur,

On associa le bouclier et la cateïa,

Et ils devinrent le symbole des mères de la tribu,

De celles que même la mort ne pouvez pas arrêter,


Elles étaient les descendantes de la grande déesse mère Iahé,

Les ancêtres racontaient que dans le ventre de la déesse,

Il y avait toutes les eaux célestes,

Tous les courants de l'univers,

Et qu'au milieu de celles ci se trouve notre monde en gestation,

Voilà pourquoi elles ont obtenu le pouvoir de la destinée,

Les femmes étaient toutes les héritières de Iahé,

C'est Iahé qui enfanta la jeune Mori,

Là où commence et finissent toutes les eaux,

Mori à son tour enfanta Gallia la montagne sacrée,

Quand la lune eut pleuré sur les rochers,

Le soleil de l'aube en fît sourire les sources de lumière,

Elles s'appellèrent les Niskae Kantae,

Le groupe des nymphes chantantes,

Et leurs paroles se rejoignirent pour former le grand fleuve de la vie,

Celui qui coule au milieu des douzes arbres de l'année,

Les Niskae portait des ailes dans le dos et avait une queue de poisson,

Leur chant dédiait ses paroles à chacune de leurs branches,

Et les arbres commençèrent à bouger,

Ils formèrent un cercle autour de Gallia,

C'est comme ça que sont nés les jardins d'émeraude,

Le monde primordial où habitaient les fées Abnobae,

C'est comme ça que sont venues Bélissama, Brigania, Nantosuelta et leurs soeurs,



Elles étaient aussi nombreuses que les étoiles du ciel,

Abreuvant chaque part de leurs territoires avec leur part de la lumière,

Mais elles n'étaient pas toujours aussi bonnes qu'elles le paraissaient,

Car venue sur la terre avec les larmes douloureuses de la lune,

Trois jours par mois elles chantaient : "

Gare à ceux qui viendrez envahir les terres des Abnobae, 

Car ils seraient emportés dans les flots déchainés",

Des femmes vînrent toutes ensuite avec trois griffes de chatte,

On les appelait "les trois vierges sacrées",

Celles qui était au centre portait les deux ailes du grand aigle,

Sa fille qui était à sa gauche portait en elle le passé consommé,

Son autre fille qui était à sa droite lui tressait une natte argenté,

C'est avec cette coiffure nuageuse qu'elle protégeait les moments à venir,

Et on l'appela "la fileuse" de futur,

Pendant ce temps, la grande cavalière monta dans le ciel,

Elle se posa au sommet de Gallia,

Sa lumière descendit partout sur la terre gauloise,

Cette déesse qui vînt se nommait Épona,

La mère de tous les cavaliers parcourant les chemins,

La déesse des chevaux fût mère des centaures gaulois, les équites,

Et elle fît grandir les enfants grâce au lait de la lune,





Édunia descendit sur terre sous la forme d'Epona,

Comme la lumière descendait de la lune,

Et au matin du monde Lugus en fît de même,

La lumière du soleil toucha le sol sous la forme d'un roi guerrier,

On l'appelait par plusieurs noms,

Longue main parce qu'il pouvait tout toucher,

Longue épée parce qu'il était précis en tout,

Canauos le jeune chien de guerre qui ne savait pas s'arrêter,

Et bien d'autres encore,

Et puis un jour là lumière de la lune et celle du soleil se rencontrèrent,

De cette union naquirent d'abord un fils puis 14 autres enfants,

7 filles aux caractères bien différends,

Et 7 garçons aux caractères qui se suivaient,

C'était les Sulevias aux ailes dorées,

 et les lourds et musculeux centaures,

L'un d'eux possédait trois visages, 

Et trois chevelures que le ciel lui prêta,

Avant il était blond lorsqu'il regardait le passé et sa naissance,

Roux comme l'aube et le tramont pendant la journée,

Et puis pour ce qu'il ne savait pas encore il était du brun nocturne,

Celui dont on devine à peine les formes,





2em partie.



Royaume.


On dit chez nous qu'il n'y a pas de roi sans reine, effectivement la terre, la mer et le ciel sont des réceptacles de vie, la femme était garante de l'avenir chez les gaulois.

Et donc sans reine la vie d'un royaume ne peut germer.

Au centre du monde est le germe d'un royaume, autour de la graine est la femme qui lui donne ses atours, des beautés spirituelles et physiques dont nul être ne pourrait se passer.

C'est là qu'est le joyaux qui subjugue les corps projetant les pensées dans une ritournelle lumineuse.


Ce réceptacle de toutes les beautés du monde garantie la paix, l'entente, le partage. Contre toute attente, le grand pouvoir c'est elles seule qui le possède, le gardant jalousement, protégeant l'avenir qu'elles orientent.

Ce sont les reines qui tiennent les dragons en respect, ce sont aussi elles qui peuvent les relâcher.

Je ne ferait pas l'éloge des amantes trop religieuses ayant l'habitude de dévorer leurs mâles pourtant la femme était libre chez nous et n'obéissait qu'à elle même.


Ainsi l'univers gaulois nacquit de la déesse mère, et ses royaumes furent fondés par des filles. Des femmes enfantèrent des hommes et les éduquèrent tout en leur donnant la jeunesse de l'âme. Le courage, l'abnégation et la rage, la force physique, l'absence de peur leur forgèrent la réputation des drungeos gaulois. Et c'est parmis eux que l'on vit émerger les caractères royaux, systématiquement c'est parmi les héros qu'étaient choisit les nouveaux rois.

C'est ce que l'on racontait dans le milieux des hommes mais chez les femmes une autre histoire courait.


Il y était question de l'un de ces rois, on dit que l'une des lignées féminines s'éteint, la garde du joyaux fût confiée à cet homme.

Et un jour, tombant amoureux d'une très jolie paysanne de passage, il le lui montra pour savoir si elle était de lignée divine car seule l'une des filles de la déesse pouvait recevoir la pierre des âmes. C'est ainsi qu'il réveilla une très vieille chose chez elle et relâcha la vouivre enfouie depuis le début des temps connus, une femme guerrière à la volonté indestructible. Elle prit le joyaux du dragon et ne le rendit que sous la forme d'un enfant, c'est celui ci que l'on nommât plus tard Artos fils du dragon. D'autres l'appelle aussi Arthur Pendragon, seul à pouvoir recevoir l'épée de la destinée au milieu de tous les peuples. Le rejeton des anciens rois, descendant direct de la déesse de la vie et du premier dragon maitre des temps.


Depuis les descendants des gaulois eurent cette réputation d'être les fils et les filles du premier dragon.




Trimarcisia


Les trois cavalier - trimarcisia.


Pendant que Sucellus frappait le rythme des jours ensoleillés de son énorme masse, son manche faisait traverser le ciel tel un astre de jour à l'énorme poid lumineux dans un arc parfait, trois cavaliers se baladaient dans la campagne.

Il s'agissait de trois équites ayant juré fidélité à un seul roi.

Ces trois personnages était inséparables, ils chevauchaient ensembles nuit et jour.

Lorsqu'une jolie fée se présenta à eux, ils en tombèrent amoureux ensembles. Et ils vécurent toujours de cette manière.

Il exista un chant qui dépeignait leurs exploits,

On dit que le premier portait la hache de guerre, le second portait l'épée et le troisième arborait la lance, et qu'à eux tous, un seul bouclier suffisait.

Leurs montures s'accordaient en trois couleurs, un cheval blanc, un cheval gris et un cheval noir, mais des sabots qui rythmaient la marche on ne reconnaissait qu'un son. Ainsi les personnes qui les entendaient arriver pensaient que ce n'était là que le son d'un seul cheval.

En définitive seul leur poid était différent, le premier n'était que de chair et pesait un quintal, le second avait un peu vieillit et pesait demi-poid, quand au troisième il ne pesait rien que l'on puis remarquer dans ses traces.

Et si ces trois là chantaient d'une seule voix en suivant le même chemin, c'était celui du milieu qui commandait aux deux autres.

On appellait leur chant : "une ballade".


Plus tard lors d'une grande bataille les trois cavaliers se distinguèrent par un autre chant que l'on appela alors "une charge".

Dans ces moments là de dure confrontation le peuple gaulois leur donna des noms qui résonnèrent dans tous les coins du royaume, il s'agissait de Ésus, de Teutates et de Taranis, la volonté, la décision et la colère. 

La colère et le courage se confondaient chez nos ancêtres.

C'est là que le sanglier devînt l'enseigne sacrée des nouveaux rois et principalement de Teutates, le pére de la tribu, le porteur de l'épée de la destinée.


Le retour du roi.




Il y a des millénaires que les cercles de pierres fûrent construits, ils allaient par trois eux aussi, le cercle du centre représenta la terre, celui qui venait en second incarna la lune et le cercle extérieur laissait passe la lumière des rayons du soleil. C'est à cette époque très lointaine que les premiers préceptes notre religion de la lumière éclairèrent le monde de l'esprit humain. Au centre des trois ronds se tenait l'arbre de vie et autour d'eux pendant les nuits apparaissaient les douzes symboles mensuels de la couronne des astres.

Cela se passait il y a plus de 9000 années. C'était le premier régne des clartés de Lugus.

Cette couronne se transmis aux fils et filles de nos aïeux pour finalement être physiquement sculptées dans des métaux précieux. Selon nos mythes, la lumière incarnée dans ces descendants revient au centre du monde à travers ce que nous appelons la réincarnation.


Ainsi, les descendants des anciens rois sont encore aujourd'hui les réceptacles de la lumière de la vie, de ceux qui luttèrent par le passé contre l'obscurité des tyrans. Défendant la liberté sacrée et le pouvoir de ce qui en toute occasion se révèle au monde physique.


Toutes les civilisations fûrent fondées par des êtres hors du commun, des gens qui reprirent en main l'épée de la destinée de nos peuples. Des conquérants et de vrais rois.


Ils s'appellèrent Teutates, Artos, Marcos où vercingertorix, ce dernier, ayant eut à coeur de sauver la vie de son peuple au lieu de sauver son royaume, fût trahis par les mensonges que l'on sait.


Selon les druides, tous les druides, le roi reviendra se battre contre les forces de l'obscur quand il en sera besoin, car la lumière revient toujours. Il ne s'agit pas d'un accomplissement contre l'obscurité de la nuit mais d'un combat contre l'obscurantisme de l'esprit. Tel est l'enseignement que l'on fait encore à nos disciples des millénaires après la fondation du premier cercle de pierre.


Selon nos sapiences, ceux qui servirent le fondateur sont toujours vivants, dans leurs nouveaux corps, on dit aussi que seul un élu pourra les réveiller vraiment et se verra entouré et choyé par ces anciens serviteurs, il ne s'agit en rien de politique.

En fait cette table de pierre fût toujours protégées par ceux qui plus tard se fîrent appelés dans une histoire remaniée:"Les chevaliers de la table ronde", une histoire héritée de notre classe équite gauloise. La table était en vérité oblonde et l'on jurait sur sa sacralité.

Sous elle fût enterré l'ancien roi et on dit que sa lueur dort, jusqu'à ce qu'elle se réincarne un premier jour de printemps, c'est à ce moment là que l'on entendra raisonner à nouveau le serment de la lumière et le vieux chant des cavaliers ressucités.

Selon certains druide de notre époque il y aurait eut un souterrain sous la pierre.


Il paraîtrait que pour ne pas que le roi revienne, l'ennemi emporta la table dans un autre pays.

Cependant pour autant qu'on sache la véritable pierre de la justice, le lieu où d'antan on jura fidélité, est toujours à la même place. 

Il semble que l'Acaunon porte encore le nom de son fondateur d'ailleurs, il semble.


On dit des mythes qu'ils portent en eux, certainement, une part de vérité révélée, peut être est ce qu'un jour de printemps vous aurez celle-ci apparaissant devant les yeux au détour d'un chemin caillouteux.

Car la table de la sapience est encore là, et les sangliers qui la gardent aussi.


Les pierres d'éternité.


Chez nous les pierres debouts sont les réceptacles de l'âme des rois passés, certaines d'entre elles comme à Stonehenge présentent des visages qui n'ont pas été effacés. Ce que l'on appelle menhirs aujourd'hui démontrent encore des statures humaines et quelque unes présentent La personnalité des géants anciens, de ces hauts mégalhites nous connaissions le nom de chacuns des anciens rois tribaux car ce sont ceux là qui élevèrent les pierres indestructibles dans les plaines des Gaules.

Chacune portait le nom de l'ancien chef tribal de l'endroit où elles fûrent érigées.

Ces patronymes se transmirent à travers les nombreux millénaires, on finit par appeller des territoires comme ça, et puis plus tardivement ils devinrent les noms des tribus gauloises. Des groupes entiers qui portérent les noms de leurs fondateurs respectifs.


Les cercles de pierres sont donc une représentation des anciennes assemblées, c'est assez logique, ces lieux construits à ciel ouvert pour honorer la lumière permettaient aux grandes familles environnantes de se rassembler. Pour ce qui est des dolmens, ce serait des imitations postérieures de la tombe du roi fondateur peut être que si l'on jurait dessus pour honorer et s'attirer la bienveillance des dieux, l'entrée qui se trouvait par dessous menait au monde caché.


Les trois cercles.

Anciennement on creusait des fossés autour des cercles de de mégalithes, et au milieu le plus souvent on construisait trois ronds de rochers.

Nous savons que ce sont des cycles représentés mais pas seulement, le premier cercle incarnait la terre dont nos chairs sont sortis, en son centre était la pensée. Le second cercle représenta les cycles de la Lune et les formes humaines nous permettant de renaître, notre corps extérieur. La troisième circonvolution appartenait au soleil et au monde de la lumière dans lequel nous vivions. Pour nous cela représentait le centre de notre monde spirituel.



Lorsque la religion s'établit véritablement sur ce culte de la ressurection de la lumière, les cercles de pierres éternelles fûrent dotées de quatres directions, ainsi le monde d'en haut se confondit avec le monde terrestre dans l'esprit des hommes. Les anciens Uates connaissaient par coeur les dates correspondantes aux cercles, ils allérent par quatres et c'était eux qui gardèrent pendant longtemps les secrets de la magie de Lugus, les secrets de la vie éternelle et du temps incarné sur terre. On les appelait les Quariates, ces gens qui ne parlaient jamais, Ils comptaient. Le lieu où se trouvait la dernière demeure de Lugus s'appela en un temps "Lugus Clavariates", l'endroit de la magie lumineuse, un haut lieu de dévotion qui indiquait surtout une direction.


L'épée de la lumière.



L'épée de vérité.


L'épée gauloise était celle de la lumière, on disait aussi que ce fût celle de la vie. Le métier des armes était devenu une façon de vivre et de réflexion, pour quelques uns une philosophie de vie, l'art martial des dragons n'avait rien à envier aux autres nations de son temps.

La lumière de la vie n'éclaire pas seulement notre monde, c'est elle qui le crée. Et tout les hommes et femmes créant leur chemin de vie, ils en construisent également les hombres.

C'est au milieu de ces ombrages qu'est apparue l'épée de la vérité un jour très spécial.


Il y avait quelqu'un de perdu au milieu de la grande forêt, un petit homme comme on disait, le rejeton d'une vieille lignée. Celui-ci errait depuis plusieurs jours, ne sachant s'orienter dans des sous bois aussi denses, il faisait presque noir sous les arbres et personne n'aurait pu dire si nous étions en pleine journée où pendant la nuit. À cette époque de l'année les orages étaient fréquents, ce qui rendait encore plus difficile de savoir quelle heure il était.


Pourtant il avait demandé son chemin a des gens avant de s'engager sur ce chemin, mais on l'avait trompé évidemment, car il ne faisait pas partie de leurs villages. En cherchant sa route il avait cherché sa destinée au hasards qui n'avaient pas manqué de se présenter. Et en ce jour sombre il s'était perdu complètement.


Les dieux se mirent en colère car le petit homme était un Damos de la tribu des ours qui leur avait juré fidélité, un gentil, pas un dusios malin et menteur.

D'abord la lance folle de Tanaris frappa les sommités des grands arbres anciens et l'on entendit un gros craquement là-dessus.

Puis la hache d'Esus s'abattit à de nombreuses reprises et des hautes branches, autour de l'endroit déjà attaqué, tombèrent sur le sol, laissant une ouverture dans les frondaisons. On pouvait d'hors et déjà voir le ciel par là et il faisait jour.


Les nuages laissèrent un passage à la lumière du soleil et entre deux éclairs, un rayon d'or et d'argent vînt se poser sur le sol. Il faisait une grande colonne brillante à travers les brumes chaudes  qui s'étalaient sous les arbres.

C'est là devant le garçon qu'apparue alors l'épée de la vérité. Par rapport à lui elle était immense, depuis sa partie plongée dans l'humus et jusqu'à sa garde elle mesurait au moins douzes mètres. Sa lame double ruisselait d'une blancheur douce et son tranchant brillait de milles feux. Comme les rayons du soleil, elle était plantée de biais dans le sol, à moitié penchée.

Le jeune homme avait devant lui l'épée sacrée dont beaucoup de gens lui avaient parlé dans son enfance. Une arme de noblesse qui conduisait vers la paix et de la justice. C'était celle là qu'on appelait aussi à cette époque guerrière:"l'épée de la destinée". C'était un signe disait on, et son ampleur était telle que peu de gens pouvait comprendre ce qu'il signifiait vraiment.

Les gens racontaient des histoires comme quoi l'épée ne pouvait être empoignée seulement par des personnages à sa hauteur. Hors le petit homme solitaire et perdu paraissait insignifiant à ses côtés.


Une voix se fît entendre derrière le jeune, 

"Touches la", avait elle dit d'un ton égal.

Il se retourna et pu voir un vieillard qui se tenait maintenant dans l'ombre des arbres. Dans les histoires qu'on lui avait raconté, il était fait référence à un vieux magicien, chef de tous les druides connus dans les Gaules, le Dinomogetimaros. Les familles se disaient au coin du feu qu'il connaissait les secrets de la vie après la mort et de l'autre monde. Et qu'il habitait loin du monde, dans les plus vieilles forêts où personne ne pouvait aller.

Le garçon se disait bien qu'il fût là victime d'allucinations provoquée par la fatigue et le manque de nourriture.

Cependant il s'avança et toucha la lumière du doigt. Ce faisant, il se coupa et un peu de sang coula sur la lame sacrée. Le sang pénétra le métal immédiatement et l'immense épée se transforma. Le rayon du soleil s'atténua dans sa vigueur, et l'arme prît des proportions humaines.

"Maintenant souviens toi d'où tu es venue ours gaulois", dit encore le vieux.

"Dans cette lame coule le sang de tes ancêtres, et si elle t'est donné ce jour, c'est parce que tu es un descendant des anciens dragons, il n'y qu'eux qui peuvent l'empoignée car elle n'est pas comme les autres". Raconta l'archidruide. Puis les lueurs s'atténuant plus encore, le magicien disparu du milieu des grandes racines et des vieux troncs.

"Continu d'honorer les dieux et elle te conduira" entendit on dans un souffle qui semblait s'éloigner.


C'est comme ça que l'on se souvenait d'elle, le mythe raconte que le garçon la ramassa et l'enveloppa dans un morceau de peau. Il revînt sur ses pas et paraîtrait t'il qu'il fonda un des royaumes gaulois, celui des artionis si gourmands de la baie de genièvrier, une baie au pouvoir de guérison. Et puis l'épée fût de nouveau perdue pendant un temps.

On sait aussi que la magie des femmes seules aurait le pouvoir de la redonner à celui qui en serait digne plus tard. On raconte ainsi qu'un roi pêcheur la retrouva un peu plus tard, envoûté tout entier par une nymphe des eaux. Une magicienne portant une lance à deux côtés argentés, celle des femmes.

Le nom de l'épée des Gaules était connue par ses titres, Galdio-maros que l'on écrivit "Claudiomarus", où bien "Xigaliburos" du sanglier des Gaules, Excalibur. C'était un symbole mâle qui s'écrivait au masculin, celui de Teutates.



La couronne des dieux.


C'est au milieu des vieux cromlechs que résidaient les magiciens d'alors, ils incarnaient la toute puissance d'une spiritualité connue partout sur nos anciens territoires. Les conquérants possédaient l'épée du sanglier et on leur donna un casque. Ils étaient de sang divin, ils devaient porter la couronne des étoiles incarnation du pouvoir des sachants. Un forgeron d'airain et de bronze fondit donc le métal pour donner vie à ce qui existait là-haut. Ce casque était orné des trois cercles du monde, il possédait les motifs de la grande forêt d'éternité, des enroulement nuageux cernant les grands astres du ciel, ainsi que quelque uns des motifs animaux qui servaient de références à la royauté conquérante, l'abeille s'y confondait avec les fleurs du lys. Il fût recouvert de feuilles d'or et sa pointe indiquait l'étoile présente au centre du ciel des nuits gauloises.

On dit que les dieux punirent gravement tous ceux qui osérent la prendre et qui n'en étaient pas dignes.

Ce casque si particulier parce qu'il fût divinisé, servit de modèle pour les couronnes de rois plus tardifs et autant pour des coiffes servant aux officiants de religions européennes.


Et puis il y eut l'histoire du bouclier de Lugus, là encore seuls les rois gaulois s'en paraient et il est exact que c'est sur ce bouclier qu'ils fûrent portés victorieux.



Le bouclier de la lumière


Lugus était un dieu trés ancien déjà, cela faisait des myriades de siècles et de millénaires que le trône solaire parcourait le ciel. Et la lune jouait à cache cache avec celui ci.

La lumière descendit jusqu'au sol pour y retrouver sa moitié, mais en descendant Lugus démontra toutes les puissances de ses passions, et avec la lumière vînt la chaleur. Par endroit les passions du divin brûlèrent la terre et fîrent cuire les cailloux tant elles se concentrèrent.

Cette chaleur lorsque qu'elle était douce on l'appela Bélénos, et c'est cela qui réveilla le serpent antique. La vie s'éveilla sur la surface planétaire, et le serpent ancien commença à monter des entrailles de la terre.

Du côté des femmes, la douce lueur lunaire parvînt jusqu'au jardin des nuits protégées, et c'est Bellisama qui apparût sur la terre centrale.


Bélénos et Bellisama étaient frère et soeur, lui possédait la force des jours ensoleillés et d'elle venait la douceur des nuits d'été. 


Le serpent venait des Andernads, en remontant sur la terre il avait perdu de sa force mortuaire et son nom était à ce moment Natrikos. Il n'était plus le dragon sacré, ni le maître des passions incontrables du monde d'en bas.

Bélenos attrapa un bâton pour qu'il s'éleva et s'entoura autour. C'était le symbole de la guérison par la chaleur de la vie incarnée.


Et comme la lumière était descendue sur la terre beaucoup essayèrent de regarder le visage du dieu.

La chaleur pouvait faire cuire les pierres par endroit et la lumière elle, pouvait faire bouillir les âmes. C'est pour cela que personne ne pût regarder Lugus en face sans devenir fou, il était trop grand et trop brillant pour les simples esprits humains.

Et de pareil manière, personne n'aurait su regarder le soleil directement sans se brûler les yeux.


Dans le ciel des divinités, Lugus parcourait l'espace bleue juché sur son char, la roue de ce char tournait tout au long de l'année.

Les rayons avaient été donnés au char pour compter le temps, et la lune s'en était servi pour se construire un bouclier.

Puis la lumière fût détournée vers la terre et l'arbre poussait la nuit, c'est à ce moment qu'il déroulait ses feuilles.

Elles étaient d'autres protections, des centaines d'autres uimbori.

Des boucliers gaulois poussèrent dans la nuit.

Leur forme était celle des feuilles, ils étaient construits en deux parties comme elles, ils représentaient les deux visages de l'homme ,les rayons du soleil et ceux de la lune, ses couleurs imitaient les quatre saisons.

Et l'uimbori était si léger que même les fourmis pouvaient le porter.

En son centre se trouvait comme un moyeu et on pouvait le faire tourner sur lui-même.

En plus il possédait une résistance comme celle des écailles du dragon.

C'était le bouclier de la lumière et les humains pûrent se protéger contre les passions des dieux. Comme ça ils n'étaient plus aveuglés par la puissance divine.

On sait que lorsque les tribus se préparaient au combat, les guerriers se positionnent en rangs serrés, et dans ces batailles rangées, ils gardaient toujours la lumière du soleil derrière eux, dans leur camp.

Les drungeos ne reculaient jamais, parce que la lumière ne recule jamais.

Lorsqu'on leur demandait de quoi ils avaient peur, ils répondaient par bravade rigolarde qu'ils n'avaient peur que d'une chose, que le ciel leur tombe sur la tête.

Les drungeos se riaient de la mort et n'avaient peur de rien, c'est le sens de la fête d'Halloween où on racontaient beaucoups de blagues.


3em partie


Deugdonoï.


Nos ancêtres les dieux.


Pendant les journées on voyait le grand marteau du dieu sucellus traverser le ciel en comptant un demi-jour à chaque fois qu'il décollait et une autre fois lorsque s'écrasant sur l'horizon, des milliers d'étincelles montaient de l'abîme du bout du monde.

Sa compagne Nantosuelta quand à elle possédait les secrets de la nuit éternelle et de la bienveillance qui encensait les mariages en Gaules.

Elle traversait sa partie du ciel nocturne en essaimant derrière elle les milliers de graines lumineuses dans une traînée appelées aujourd'hui la voie lactée. C'était la robe de la déesse que l'on appelait la rivière cachée. Parce qu'elle appartenait aux grands océans célestes. Les hommes et les femmes se mariaient sous les auspices des dieux de l'amour, et l'homme tenait souvent la forte masse tandis que la femme portait avec elle le secret des eaux créatives de la vie symbolisées par un pot fermé.

C'est en période d'été que les unions étaient célébrées car c'est à cette période de l'année que la traînée du soleil rythme les jours et que l'on puis voir le merveilleux tracé de la rivière illuminée pendant les nuits.

Les hommes brillaient le jour quand les femmes avaient leur territoire la nuit.

Celles qui étaient sombres et ceux qui étaient lumineux fûrent liés pour toujours.


Les courants célestes se mouvant dans la direction divine, ces forces formidables qui donnaient un sens au monde du milieu appartînrent à une divinité trés particulière.

Dans les cieux les écailles de poissons cachés reflétaient la lumière en de petits éclats nocturnes.

Au début des temps, dans l'arbre du grand taureau, un personnage avait employé toute sa force pour faire avancer la lumière.

Il s'agissait d'Ésus, maître des volontés cosmiques et terrestres.

Un dieu qui savait les secrets du grand navire qui nous emmène tous car il l'avait construit habilement, en avait sélectionné chaque menbrure et sculpter ses formes avec sa hache. 

Les rouleaux du bois arboraient leur écume verte autour de l'étrave qui fendait les nuits marines,

 Et personne dans les cieux n'aurait su arrêter la hache d'Ésus.

Ainsi il sculpta en tout douzes côtes de chaque côté pour le navire, ce qui faisait vingt quatre menbrures.

Six de ces sculptures maintenaient le bateau fermement, une septième faisait le lien. Trois autres étaient liées en signe sacré. Puis deux autres furent montés à part et on les appelait les deux frères et les deux soeurs.

La nef faisait le lien entre les deux mondes,

Elle y emmènait les morts,

Et nous ramenait les vivants,

Elle possèdait un côté humain à sa proue,

Et un côté divin à sa poupe,

En son milieu le cantalon fût élevé,

Et c'était un lieu de chants,

Les formes navales furent copiées sur celles d'un animal sacré,

Un enfant dragon venu de l'océan s'échoua sur la plage,

La hache qui flottait dans l'air à l'avant lui redonna la volonté,

Ses voiles étaient faites comme les ailes d'un hyppocampe,

Et ses pilotes fûrent choisis parmis les humains car ils avaient connu l'hyppocampe,

On les appela: "les Nautes gaulois".

Ésus dit on, était l'un des rois nés de la vieille civilisation des eaux.


Et sur la terre l'esprit poussait tel les étoiles dans leurs champs verdâtres,

La seconde partie de l'année appartenait aux pratiques spirituelles,

Beaucoup de fêtes émaillaient les mois de la périodes sombres,

Dont la première dite de Samonios,

Un moment où la vie et la mort s'entremêlaient,

Où les vivants riaient avec leurs ancêtres du passé,

Cette porte là fut gardée par le dragon rouge,

Personne n'aurait pu passer sans son consentement,

Personne n'aurait su revenir sans celui de sa moitié divine, Lugus,

Ce dragon s'appela Taranis,

 dieu des cavaliers et des guerriers drungeos,

Sombre caractère et sang froid,

Personne n'aurait osé défier le dragon,

, il n'obéissait qu'à la femme.

La cape du dragon était d'un rouge sombre et il gardait la porte du tramont,

La déesse de la mort et du trépas se nommait Donn, que l'on connait aussi comme Daouina, où Dana, Marâtre des hommes des tribus de l'ouest.

La magicienne possédait la bête car elle l'avait vaincu avec les sept charmes de la femme. Malgré ses goûts mortels , elle garda en elle le pouvoir de la vie.

Dans les jardins de la terre, un cavalier à la cape rouge sacrifiait des corps animaux pour libérer leurs esprits divins. Taranis faisait entrer les âmes vers un monde de paix après cette ultime épreuve. Dans les jardins de l'esprit personne ne craignait plus rien.


Daouina avait en tout huit visages,

Trois d'entre eux étaient secrets,

Six autres étaient connus,

Elle connaissait les mondes enflammés,

La part de la terre où tout revenait,

Ainsi que sa part de ciel et le nom d'une vierge sacrée,

En sa main droite elle tenait haut une torche,

C'était sa part de lumière,

Et à sa gauche les brumes s'enroulèrent pour protéger une chose sacrée,

Et les nuages l'aidaient,

C'était sa partie sombre,

Elle savaient les augures et prédisait l'avenir,

Sur la terre elle enfantait les destins, 

Le ciel fût séparé en deux,

Comme si elle avait deux ailes d'aigle,

Que l'on représenta aussi plus tard sous la forme d'un aigle bicéphale,il y avait en fait deux rapaces immenses qui exerçaient une justice implacable sur les vivant.

La déesse portait une chevelure rousse écarlate,

Sur son drapeau on pouvait voir deux aigles roux,

En plein jour le premier annonçait la mort des folies bestiales,

Le second riait dans le ciel des âmes délivrées,

C'était celui qui encensait la nuit.


À cette lointaine époque nous connaissions déjà l'arbre de vie.

Il était dit que dans le ciel se trouvait le royaume des morts,

Et que la vie venait de la terre et du dessous du monde,

Du monde des passions éternelles et vivantes, incontrôlables,

Il se trouvait sous la surface du pays gaulois,

Puis entre l'abîme de la naissance et le ciel des morts,

Il y avait un endroit où nous avions le droit de vivre en liberté,

C'était sur la terre,

Au centre de tout cela il avait existé une source de jouvence.

Dans la grande forêt des Abnonae, 

au milieu des Damos nouveaux nés.

Sur la terre les hommes et les femmes honoraient la déesse et ses deux visages,

On disait que c'était ses deux filles,

Peut être même ses deux soeurs,

Dans le ciel divin, tous les reconnaissaient sous le nom des trois mattres.

Mais sur la terre, chaque groupe, chaque tribu, chaque corporation de métier leur avait donné un nom qui permettait de les différencier,

Les cavaliers appellèrent la déesse des chevaux Épona,

Dans les dunon on l'appelait Dana,

Selon les usages on leur avait donné un pseudonyme différent,

Car les deux soeurs étaient honorées aussi,

Pourtant il s'agissait à chaque fois de la même grande déité,

Notre mère la lune,

La grande déesse mère et ses deux visages.

On l'appela aussi Mori, où Morgana, 

la jeune mère des côtes atlantiques,

La divinité, les dieux chez les gaulois ne pouvait pas porter leur nom divin sur terre,

Aussi on leur en avait donné des centaines,

À chaque paysage nouveau était la nouvelle déesse,

Celle qui porte les milles noms de la féminité,

La chatte aux griffes d'argent qu'elle portait tels des bijoux.




Le dieu de la lumière qui régna sur le monde visible regarda la déesse de la lune noctambule qui régnait sur le monde invisible,

Sans que le soleil l'eût jamais touchée physiquement la vierge sacrée nommée la jeune Mori tomba enceinte,

La lumière faisait grossir son ventre la nuit et le jour,

Car la lumière du soleil la rattrapait un peu plus chaque jour.

Un enfant issus des deux astres allait naître,

 le dragon voulut le garder avec lui dans le monde spirituel,

Le dieu de la lumière qui était le véritable père de l'enfant, 

fît en sorte que le bébé nacquit en plein jour.

 Il devait devenir celui qui conduirait les nations gauloises,

Dans le monde physique et lumineux.

C'était un gaulois et on le nomma deugdonïo,

Car il était homme et dieu,

Animal et divin.

Ces nouveaux hommes et femmes,

Nés de la déesse de la nuit et de la lumière,

Fondérent la civilisation gauloise qui rayonna partout autour de la méditerranée,

C'était il y a 3000 ans.

Ils s'avançèrent trés au nord de l'Europe, 

Immigrèrent et construisirent d'autres pays,

Jusque trés à l'est,

Des tribus gauloises envahirent le nord de l'Afrique aussi où ils laissèrent leurs traces.

Parmis les héros nés de la lumière,

Tous portaient en eux le sang du dragon,

L'un de ceux ci s'appela Canauos.



Le jeune chien de guerre.


Canauos et le mythe de la mort.

On le connait encore sous le nom de Cuchulain où Conan,

C'était le fils d'une déesse,

Né sur la terre il avait reçu sa part d'animalité,

En l'occurrence on le surnommait "le chien fou",

Et il devint un guerrier trés connu,

Invincible grace à sa part divine,

Il participa à la bataille entre les mondes souterrains et celui d'Albios,

Il avait le défaut de ne pas savoir s'arrêter,

Car il n'avait pas de maître au dessus de lui sur la terre,

Si les vieux avaient appris à craindre la mort à force d'aimer la vie,

Le jeune guerrier ne craignait point celle ci,

Ainsi il se lança dans une quète folle,

Celle de chasser la folie mortelle des terres de ses ancêtres.

Pendant quinzes années il poursuivit la bête.

Il portait autour du cou le Maniacis, 

Un collier à double tête que lui avait légué ses ancêtres,

Car il portait le sang sacré des anciens nés de la même terre,

et le renouveau des esprits divins,

Né d'une réincarnation, il devait affronter son nouveau temps, et il traqua la bête.

Tél était le destin des guerriers de nos tribus.

Il ne connu ni le mensonge, ni la peur.

On entendit parler d'un jeune homme qui poursuivait la bête partout dans nos royaumes,

Pendant toute la période du grand taureau,

Pendant 2500 années.

Son instinct de chien chasseur suivie la trace du monstre jusque dans l'autre monde,

Et le soldat-chien se mesura au grand taureau qui cachait la bête immonde,

Et le jeune homme se mesura au grand Taureau qui l'empêcha de la poursuivre,

Et le demi-dieu se mesura au grand taureau dans l'autre monde,

C'est là que le chien disparu,

Et que Canauos mourut car dans ce monde là les gardiens du destin ramenaient les corps au même endroit,

Les troupes firent son éloge même s'il n'avait plus son corps invincible.

Ainsi la déesse leva le bras droit tenant la torche,

Elle le prit dans ses bras,

Le chien de guerre était mort.

Sa part animale fùt installée dans le premier ciel, celui des animaux oû les oiseaux sifflaient des airs enchanteurs.

Sa part humaine resta dans le coeur de sa mère,

Et le temps passa autour d'une histoire restée longtemps dans la mémoire des hommes et des dieux.

Un mythe où on racontait les exploits d'un jeune guerrier quand il devînt un demi-dieu en poursuivant dans les jardins éternelles une bête affreuse venue de l'autre monde.

Depuis ce temps là on se rappelle du guerrier grâce à un dessin de chien inscrit dans les étoiles.

Du jeune homme on se souvient qu'il porta lui aussi l'épée de la destinée,

Et de ses trois animaux sacrés,

il fût d'abord un loup tenace,

L'aigle tueur fût sa seconde part,

Le sanglier lui avait donné la force inarrêtable de la décision,

Il ne fût humain qu'en dernier lieu,

Il était un demi-dieu et il devait se réincarner encore.

Car si nous mourront c'est parce que nous sommes obligés de renaître,

Pour que notre temps continu d'avancer,

Pour qu'il ne soit jamais figé.

Le jeune chien devait revenir.

Ainsi vivaient et mourraient nos guerriers.



La tarasque.


On parlait d'une bête immense arpentant les campagne à la frontière du monde connu.

Elle portait milles écailles sur son dos, ces écailles avaient la forme de losange et s'articulent parfaitement. Sur son dos et autour d'elle avaient poussé des épines de fer et des arêtes tranchantes. Elle possédait six pattes et de la fumée sortait de sa tête.

C'était celle là que l'on appelait la tarasque, la bête de Taranis. Elle avait inspiré la peur chez tous les hommes et les femmes car elle apparaissait toujours une fois dans leur vie.

Le dragon venait pour prendre les corps mortels et les ramener devant la déesse pesant les âmes. Et personne ne pouvait y échapper. Sa queue fouettait l'air en infligeant de profonde blessures à ses prisonniers.

La bête était grande comme un village tout entier, les bruits de ferraillage, les cris horribles entouraient son arrivée quelque part.




Les quatre rois.


Les années passaient et les rois se succédaient sur les places,

Mais quelquefois ceux qui accédèrent aux trônes le volèrent à d'autres,

Normalement tous ceux ayant droits divins pouvait prétendre à la couronne du ciel,

Cela engendrait bien des soucis pour les successions.

Bien avant les druides existaient les Uatis, 

Sortes de personnages investits du droit divin,

De pouvoirs magiques aussi, ils fûrent les premiers rois dévôts, les Quariates.

Pour celui où celle devenant régents et rois, 

Il n'était pas chose aisé de se faire accepter par tous les membres de la tribu.

Il fût décidé aprés une mésaventure funeste,

Que le chef divin devait être choisit par quatre Uatis,

Et chacun de ces chamans présidait sa propre tribu.

Le fameux roi devait être celui des quatre Uatis, et des quatre tribus que formaient son peuple.

Ils étaient tous issus de la magie de Lugus et de son culte,

Pour cela on les appelait les rois dévôts et celui qui devait s'assoir sur le trône, le futur roi, était investit des pouvoirs de la lumière des quatre.

Avec quatre rois magiciens on n'en faisait un seul, et celui là était le premier des quatre Uatis.

Ce sont ces prêtres rois qui devinrent plus tard les druides.

Et on garda longtemps la même organisation sacrée pour tous les royaumes gaulois.

Il y avait quatre tribus en tout,

Chacune avait pour chef un Uatis,

Et parmis ces quatre Uatis (Caruatis) là, on choisissait celui qui régnerait sur les quatre tribus. C'était il y a bien longtemps, les quatre parts du peuple élisaient en quelque sorte leur chef suprême.

Chacun de ces prêtres rois portaient un casque coiffé d'un animal représentatif lors de l'élection car l'homme est un animal religieux.

La cérémonie était grandiose et les peuples venaient la voir selon quatre directions  pour se réunir autour du cercle des vieilles pierres sacrées.




Ogmios le vieux lion.


On avait toujours connu Ogmios aux dents longues,

Le maitre des symboles,

Il tenait ses discours que les dieux écoutaient,

Et les hommes le suivait,

Ogmios était un vieux guerrier,

Il portait sur lui une peau de lion,

Le mythe raconte comment Il l'avait tuer à mains nues,

Ogmios était un demi-dieu présent sur la terre,

Et ses paroles étaient comme des coups de massue,

Ses paroles étaient comme les flêches des archers habiles,

L'Uimbori protégeait son esprit,

Sa langue enchaînait les paroles et les ordres,

Il avait enseigné l'Uerkalaï aux guerriers,

L'art martial gaulois,

Leur avait appris les secrets de la fleur de Lugus:


À chaque matin de la vie le sang sacré renaît,

Comme un soleil rougeoyant dans ses grâces,

Il ressort de la terre du dragon et monte dans le ciel des dieux.


Ogmios était le maître des éloquences,

Il avait donné aux hommes et aux femmes des symboles gravés avec ses griffes dans la pierre et le bois,

Certain ressemblaient aux feuilles,

 d'autres ressemblaient aux branches, 

Et la fleur rouge de Lugus avait inspiré la robe englobant la roue solaire.


Uerkalaï


L'esprit des guerriers.


"La vie est un combat,

Respecte ton enemmi,

Regarde le en face,

Ne pardonne qu'une fois même à tes amis,

Garde ta position fermement,

Ne recule jamais,

Donne lui la peur et garde le courage pour toi,

Utilise sa violence pour le faire choir,

Ne laisse jamais la colère te conseiller,

Tient toi droit et impose lui ta loi,

Tu seras son maitre lorsque tu honoreras le tient,

Ne lui laisse jamais de répit,

Celui qui tient son arme ne revient jamais sur sa parole".