Rites Militaires.

Il y a effectivement chez les gaulois un rôle religieux dans l'organisation de l'armée. Des mythes particuliers et des cérémonies uniquement dédiées au sujet militaire.

Il semble que la magie fût mélée à chaque combat.


Ci-dessous une image fort importante pour le sujet.

Magie guerrière chez les gaulois.
Magie guerrière chez les gaulois.

L'histoire arthurienne nous rapporte le fait que deux dragons étaient gravés sur son épée, et on a retrouvé sur des épées gauloises, gravés prés de la garde, les deux mêmes dragons qui sont représentés sur cette pierre. 

Le drungeons était le nom donné aux bataillons gaulois.

On les retrouve sur le chaudron magique de Gundestrup.


Trois divinités étaient invoqués lors des combats: Ésus-Teutates-Taranis

De ce côté là on en est certain.


Ésus était le dieu des volontaires, un texte retrouvé en Mauritanie ou au Maroc parle d'un guerrier qui a élèvé une table de pierre a Ésus. C'est a dire qu'il a honoré le dieu, il s'était porté volontaire pour une mission.


Teutates est le chef de la tribu, son emblématique sanglier apparaît sur le chaudron, on voit quelqu'un qui tient une baguette en donnant le rythme a une section composé de six soldats lanciers.

C'est donc le chef de tribu qui donne des ordres et entraîne les soldats.


De Tanaris on sait qu'il incarne l'orage de la destruction et que le loup est son animal.

Il défend le royaume divin.


*



Dans le nord de la France, on a retrouvé des armes prises aux vaincus, détruites manuellement, qui fûrent offertes dans un sanctuaire. Certainement celui de Teutates.

De cette manière, les gaulois détruisaient le pouvoir magicien des armes ennemies.


Il y avait des lances, des épées, des boucliers..etc..donc toutes les armes étaient porteuses d'enchantement.


C'est un endroit où l'on offrait beaucoup de vin à la terre dans des cuves trouées. C'est a dire que l'on remerciait les forces du royaume d'en bas.

Ces dragons sont donc bien associés au royaume d'en bas, monde des passions infernales et destructives.





Les bataillons gaulois se déplaçaient avec beaucoup de rigueur, comme dans un défilé d'aujourd'hui.

On sait que les troupes pouvaient se deplaçer trés vite sur des dizaines de kilomètres, c'est a dire qu'elles étaient capables de courir pendant longtemps avec leur armes.

Là, je suppose qu'il y avait un peu de "potion magique", où une préparation druidique trés motivante.





On est également sûrs que les guerriers gaulois suspendaient devant leurs portes, les têtes de leurs ennemis vaincus. Les gaulois pratiquaient l'ablation de la langue en tranchant ces têtes, pour les empêcher de lancer des sorts sans doute.

S'ils les mettaient en évidences devant leurs maisons, c'était pour signifier aux personnes de passages qu'elles pénétraient chez un guerrier. Cela était lourd de sens et donc demandait une certaine retenue morale.





Le triscèle au pied des dragons ci-dessus, est un symbole militaire, il se compose de trois têtes de loups tournantes, c'est a dire que ces loups étaient l'emblème militaire assumé de tout temps (passé-présent-futur).


Au niveau des gueules de dragon, c'est sans doute la représentation d'une tête de mort qui parle avec des cycles. Toujours le temps, tous les dessins pleins de ronds désignent les cycles principaux en chiffres.

Ce qui veut dire que ceux qui portaient ces symboles étaient des militaires de carrière, à vie.



Les deux dragons tirent leur langues, c'est a dire qu'ils parlent de la mort. Ça ce sont des symboles que l'on retrouve encore aujourd'hui dans des armées modernes.


Dessous de trouve ce qui ressemble a un cheval stylisé (avancement), transformé en dragon.

Puis tout en bas, le char du temps avec un espèce de gonfanon enflammé pour en marqué le milieu.

Il désigne une direction.

Son appendice final est très long, un peu comme la queue d'un cerf volant.

Il simulait le souffle enflammé des dragons.


Tout ceci fait parti des symboles des drungeos, des unités professionnalisées.




Dans la bouche du personnage entre les têtes de dragons, il y a un dessin qui symbolise le souffle. Les sept points intérieurs représentent sept souffles. Il y a sept trompettes de guerre, carnix, qui fûrent retrouvés ensemble a Tintignac.

Sept, c'est également le chiffre de l'intégrité spirituelle humaine, vitale.

Ici, cela désigne peut être sept ordres de combat différents.



Nb: ces deux dragons représentent pour l'un la créativité dans le monde physique et lumineux, le second représente la mémoire dans le monde sombre de la spiritualité.




*




Lors de funérailles, les gaulois faisait des honneurs grés impressionnants aux chefs décédés lors de combats.

Amarcos-litanos.

Il s'agit là d'une expression dédiée à Marcos le dieu des cavaliers. Grannos aussi fût un des cavaliers du ciel. L'Amarco-litanos était un chant des amis qui se ressemblent à cause de leurs tenues. C'était l'occasion d'une danse extravagante et agitée, une danse guerrière de cavaliers qui se montraient fort nombreux à tournoyer ensembles. C'était bien sûr une partie cultuelle des assemblées équites, la démonstration d'un métier des armes, de l'agilité des chevaux, de la fraternité guerrière. Un spectacle grandiose, je pense que les tournois du Moyen-Âge en étaient une évolution.