Nantos.

Chez les Namnetes, l'insouciance vînt aux jeunes gens lorsqu'un dieu sorti des eaux atlantéennes. Sur des plages battues par le vent d'ouest, Nantos arrivait en marées immenses et enjouées. Le tapageur forçait sans les retranchements solides de la morale imposée. Ses rires communiquants dévalaient  les pentes comme des torrents qui bousculèrent tout. Se mélant des affaires incertaines, ses fluxs mélaient les certitudes en des noeuds impénétrables au sérieux des gens attérés. Nantos se moquait de tout, vivant dans l'immédiateté. Sa jeunesse éternelle ne fît pas défaut lorsque les âmes perdues voulûrent envahir ce territoire à l'extrémité de l'automne. Il revenait sans cesse à la charge, narquois, se moquant même des tristesses qui remontaient du monde d'en bas. Nantos le rieur, celui qui bouscule l'ordre établi n'hésitait pas non plus à se méler aux batailles, se moquant de ceux qui en face voulaient imposer leurs lois inéquitables. Et pourtant sa légèreté n'avait pas de faille, la mort elle même tremblait devant les vagues de ce roi simiesque. Sa présence était le plus souvent annonçée par des oiseaux de mer, les mouettes rigolardes  nommées Ernaes envahissaient les terres, soulevant les âmes de ceux qui avaient perdu l'espoir. Nantos ne craignait rien ni personne, il traînait dans cesse aux portes de l'autre monde essayant d'y rentrer, pour aller y jouer quelques farces interdites.




Nb: Nantos devait aussi avoir un homonyme comme "Nertos" à l'intérieur des terres. Sa pierre, "Nantos" désignant l'intrépidité est d'un bleue sombre, celui de l'Atlantique, son animal semble être le Geai moqueur. Les Ernaes sont les ancêtres des Erynies grecques.