Moritasgus.

Il y avait les dieux d'en haut et les dieux d'en bas. Les premiers donnaient l'esprits tandis que les seconds possédaient des pouvoirs plus charnels. Moritasgus en particulier était renommé, on lui apportait des offrandes car il venait des entrailles de la terre, du monde des passions et accédait à certains voeux, amoureux surtout. On lui apportait doigts, phallus, seins et bassins. On l'appelait "celui qui pénètre toute chose" car même les puissances obscures ne l'arrêtaient pas. Il pouvait se mouvoir sans bruit, courir dans les nuits les plus noires à une vitesse folle et entrer dans les coeurs. En Alise, une fontaine provenant de l'un de ses terriers était réputée pour apporter la fécondité et les vertus de la sexualité. Les gens se baignaient dans les volontés du dieu creuseur. Un chef Sénon avait même pris son nom, Moritasgus, le blaireau de mer, sous entendu "l'amoureux des femmes" où "le grand amant". C'était le dieu des invocations charnelles, celui qui pouvait pénétrer le coeur de la terre, celui des femmes. De ces passions là, il semble que certains gaulois ne s'en privaient pas. Il était le dieu des mines de la réjouissance, des couches chaudes, celui des plaisirs de la sexualité. D'ailleurs, Sirona la déesse des fantasmes n'était jamais trés loin de Moritasgus. Damona également. De toute les offrandes, on lui apportait en particulier des yeux de cuivres, pour attirer le regard de l'autre.

Un dieu puissant s'il en est, car celui qui provoque l'amour maîtrise une partie du monde.




Nb: je confirme, chez nous le dieu des plaisirs sexuels n'est pas un cochon mais un blaireau.

Vous pouvez foutre vos lapins à la poubelle.

Autre chose, l'homosexualité a toujours existé, parmis les offrandes découvertes  il y en une qui s'y rapporte. Que ça plaise ou non, il n'y avait pas de colère chez les gaulois pour ce qui est de ce genre de pratiques.

C'était un mode de pensée libre. Chacun faisait ce qu'il voulait.