Lagodos.

Chez les gaulois la mort n'existe pas, la substance vitale s'écoule hors du corp pour renaître sous une autre forme.

Chez certaines tribus montagneuses, on se rappelle de Lagodos, un vieillard qui se cultiva toute sa vie. Lorsque la flamme quitta son corp, une étrange lueur s'éleva pour monter une dernière fois les pentes rocailleuses. Elle arriva presque au sommet de la montagne, le monde des dieux d'en haut et c'est là que poussa une plante nommée lagon, un vératre. 

Dans les landas, les tourbes humides où la pensée divine accueillait ceux qui s'étaient élevés. 

Depuis ce temps, on appela tous les vieux sages "Lagodos" et les druidesses "Lagussa", ceux qui s'élèvent avec les cîmes. On disait d'eux qu'ils étaient les uniques parce qu'ils étaient toujours seuls à s'établir là haut. Ces tourbes montagnardes fûrent considérées comme des terrains sacrés où l'humain laisse sa trace. Le mythe dit que c'est dans cet humus que subsistent les grands esprits qui seront nourris pour toujours.




Nb: "Lagodos" peut se traduire par "les ailes de la grande noblesse intérieure" et "Lagussa" les ailes de la grande volonté.