Dahus.

On ne sait quand il est né mais on sait où, dans le petit jour et la grisaille du matin. On l'appelait Dahus le gris, un dieu de l'imprecis, de l'impression et de l'instinct. Il venait du monde des passions d'en bas. C'était un roi autant qu'un hors la loi, un destructeur parce qu'il menait quelquefois au précipice mais son contraire, un bienveillant faiseur de chance quelquefois. Sa volonté était secrète, indiscernable, ce qui faisait de lui un prince des religieux.

Lorsque l'on ne savait pas ce qu'il fallait faire, on l'appelait pour qu'il éclaire les gens de l'intérieur. C'était un abrit lors de situation incompréhensibles qu'il provoquait lui même. Mais voilà, Dahus était quelquefois un faux dieu aussi car rien de lui n'avait de réalité tangible. Il était le sombre, le caché, le char qui ne va pas droit, la volonté qui doit rester secrète quand à ses buts, complètement indirecte. Un dieu bon et un dieu mauvais parce que c'est ça qu'il représentait : le bien et le mal.




Nb: on l'appelle aussi Aïduos, les grecs en on fait Ades, c'est une divinité de l'imprécision, des passions aveugles qui peuvent aussi devenir destructrices où bienfaitrices également chez les gaulois. C'est une divinité de la lenteur des cheminements.