Belado.

Dans le grand marais de la création le premier printemps avançait, sortant les êtres vivants de la torpeur de la mort hivernale. C'était le moment où Belado se promenait un peu partout en surrurant quelques mots à chaque plante, à chaque animal qui renaissait.Belado était un petit vent chaud qui faisait trembler l'arbre de la renaissance, le saule blanc avec ses feuilles claires animées par l'activité nouvelle. Les créatures promenaient leurs regards alentours afin de trouver leurs futurs conjoints, le petit vent de la tendresse caressait les formes arrondies. Belado était le dieu des premières amours, celui qui faisait trembler les corps d'une envie incontrôlable et bégayer les plus solides gaillards. Ainsi, dans les étangs d'habitude si calmes, la surface de l'eau se mettait à onduler d'un frémissement chaud et sauvage. C'était un moment particulier où l'on ouvrait les yeux sur autre chose, un moment où l'attirance physique prenait le pas sur tout le reste.

Le petit vent de printemps, celui des premières amours tremblantes.




Nb: tous les thèmes en "B" où presque ont une affiliation corporelle.