Anexiaé.


L'humanité apprit à penser, elle se souvînt des mots, de leur sens.

Sur le chemin de l'année, au premier jour de l'hiver, les arbres avaient perdu leurs feuilles, les herbes étaient gelées dans un aspect mortifère. Dans ces moments là l'humain ne comprenait plus et des gens venaient à être fous.

C'est sur le bord de la route, au matin des froides humeurs qu'une déesse nommée Anexiaé apparue pour soigner les âmes malades. Voyant l'un de ces voyageurs au regard perdu, elle se transforma en une hellébore, la rose de l'hiver. Quand celui-ci s'approcha, Anexiaé lui souffla a l'oreille:"mange moi, mange moi et tu relèvera la tête. Mange moi et tu verras plus loin", le parfum suave pénétra l'esprit malade, l'homme se baissa et avala une partie de la plante.

La courbure imposée par son fardeau passé se redressa d'un bond. Il se mît à vomir sa folie au milieu du chemin.

Quelques minutes passèrent et il se releva enfin, bien droit cette fois ci.

"Mais quelle est donc ce miracle ?" S'écria-t-il  un peu fort.

Ceux qui marchaient non loin l'entendirent, vîrent bien qu'il venait de changer et s'approchèrent pour se renseigner.

Le parfum vînt alors à leur oreilles:" mange moi, mange moi et tu relèvera la tête, mange moi et tu verras plus loin!".

Et tous se mîrent à vomir leurs fardeaux, ils guérirent aussi.

Anexiaé, l'hellébore fût reconnue pour la rudesse de ses soins. Elle détruisait une part des choses pour affermir le reste. On l'appelait, la déesse de l'hygiène, les cinq pétales qui solidifient. On invoqua également Anexiaé ensuite pour toute sorte de choses qui avaient besoin d'être solidifiées. C'était la déesse de la solidité.





Nb: c'est ok, "Anexiaé" désigne en effet la solidité donnée à quelque chose, physique où moral en passant par une épreuve où un travail.