Andouna.

Chez les gaulois il n'y a pas de lieu infernal où brûlent soi-disant des damnés qui n'existe pas, un enfer peuplé de créatures mauvaises et tout le tralala. Cela n'entre même pas en ligne de compte dans une société matriarcale. Nos ancêtres étaient beaucoup plus réalistes et pragmatiques. La déchéance chez eux revêtait l'apparence saumâtre, boueuse et les odeurs fétides des Andouna. Le culte des eaux avait prit bien des facettes, les eaux pures et saines étaient celles des étoiles, les eaux puantes des Andouna corrompues étaient celles des mares maladives et des eaux souillées, des fleuves chariant leur lot de déchets. C'était cela le lieu infâme où descendaient les personnes non respectables: les eaux usées. Il n'y avait pas d'enfer de feu mais un fleuve d'eau où se décomposaient les pourritures.

Il y avait un vrai soucis de propreté physique et morale chez les gaulois.




Nb: il s'agit sans doute de la légende du Stix grecque. Le culte des eaux étant bien plus vieux chez les gaulois, leur mythologie aussi.