Andartae.

Il fût une guerrière qui avait passé sa vie à travailler ses talents de combattante, elle se faisait appellé Bodicéa, descendante d'Aoife la grande.

Elle était née au sein d'une tribu britone, sur la grande île du bout du monde.

Sa famille était d'une lignée noble mais pauvre et Bodicéa dût apprendre tôt à se défendre seule. Le jour de ses 15 ans, elle partit a la chasse car c'etait là un passe temps qui honorait la vivacité des personnes qui vouaient leurs vies à la guerre.

Alors qu'elle suivait un cours d'eau peu profonde en suivant les traces laissées par un lièvre, le brouillard de Morgana recouvrit toute la region imperceptiblement.

La petite guerrière se perdit et dû se refugier dans le creux d'un arbre pour passer la nuit. 

Elle fît là un rêve inspiré par les fées qu'elle n'oublierait jamais: dans les volutes fumeuses et noircies par les flammes d'un dur affrontement, elle entendait des pics et des glaives s'entrechoquer brutalement, les boucliers se fendaient, éparpillants milles esquilles de bois dans tous les sens. Des femmes guerrières de hautes tailles se mélaient et se bousculaient ardiment, les cris dechiraient la nuit incandescente. 

Le fait qu'aucun homme ne participa a la bagarre étonna la fille britonique.

Par l'enfractuosité qui lui avait permis d'entrer dans le tronc, la maigre petite vît une grande femme se diriger vers son refuge.

Elle était vêtu d'un pourpoint et d'un grand manteau rouge, dans ses mains une grande lance voletait aisement d'un côté et de l'autre, comme si elle ne pesait pas plus lourd qu'une plûme. L'apparition s'accroupit prestement pour la regarder directement dans les yeux.

Son visage etait dur, comme taillé à la serpe, son corp musculeux contrastait vraiment avec celui des femmes qu'elle cotoyait au village. Mais lorsqu'elle parla, Bodicéa la reconnu immédiatement. C'etait comme le hurlement des vents en colères, la voie tranchait tout ce qu'elle touchait à proximité.

Derrière le personnage, les bruits furieux de la bagarre continuaient de plus belle.


-Andartae....,murmurat elle dans un souffle respectueux.


C'était bien la déesse des ours qui se tenait devant elle, celle a qui toute combattante gauloise devait sa force et son agilité. Son sort futur aussi.

Même les hommes les plus fort n'osaient défier une adepte de la divine mort. Ces femmes disait on, avaient la force d'un ours, elle étaient plus rapides qu'un lièvre et leurs nombreuses années d'apprentissage leur donnaient systematiquement l'avantage sur les soldats aguerris.


On ne sût jamais où avait disparût la jeune villageoise, ce n'est que plusieurs années plus tard qu'elle revînt parmis les siens.

Elle avait beaucoup changé, beaucoup grandit. Dans sa main était figée une longue lance qu'elle ne posait jamais. Un grand et lourd mantaux multicolore recouvrait ses épaules.

Ces deux objets, on les connaissait bien dans la culture gauloise, c'était deux symboles qu'arboraient seulement les disciples d'Andartae la terrible.

À peine osait on parler devant ces femmes là, elles étaient toujours designées comme chef de guerre et on dit que la déesse les protegeait partout où elles allaient...

On dit aussi qu'elles sont toutes devenues des magiciennes pratiquant les augures et que la plupart des gens qui voulûrent utiliser la magie contre elles, mourûrent subitement et disparûrent à jamais.