Aereda.

Dans une vallée fermée se faisait entendre les chants guerriers, c'est là que les rites de passages se faisaient, à travers de sérieuses épreuves de montagne escarpées, on honorait Aereda.


On a retrouvé un autel qui servait à son culte, il s'agissait d'une déesse du ciel. C'est dans une cuvette bien protégée, au milieu d'une vallée pyrénéenne que la créativité d'Aereda fût consacrée par des groupes entiers. La couleur rouge était sa marque et en effet, dans cet endroit qui regroupait ses disciples, le ciel prend quelquefois une teinte rouge profonde, en soirée, lorsque le soleil se couche. Là bas, sur de hauts promontoires, se trouvent les veines férugineuses qui donnaient le précieux métal, les foyers incandescents retraitaient les scories, c'était un domaine sacré, les armes forgées étaient de la même façon sacralisées. Les épées étaient synonymes de liberté et de destiné, de grande spiritualité et de vérité. Cet endroit particulier où l'on éduquait les futurs guerriers était un chaudron d'apprentissage. À chaque guerrier une épée, une destiné, la liberté de ne servir personne en particulier, les équites prenaient là-bas leur destinée en main. Et Aereda était là pour leur montrer le chemin. Ce n'était absolument pas une déesse des enfers chez les gaulois, c'était la divinité des armes magiciennes, de la meilleurs qualité qui soit.