Adamos.

Le long chemin.

Je ne sais plus quand cela commença, 

J'étais jeune lorsque je partis, pourquoi je m'en suis allé exactement?....je ne sais toujours pas.

Quelque chose me guidait, quelque chose qui m'était étrangé. 

Alors, j'étais au début d'une quète et je l'ignorais. Une quète qui dura mille ans.

J'ai marché longtemps, me suis heurté aux mondes que je visitais, le voyage me réserva bien des surprises, certaines fûrent bonnes au débuts,.....jusqu'à ce que j'arrive dans le monde des damnés, le royaume brûlant des anderos, car j'avais été bien trop loin, hors de la lumière du monde.  Ce fût une route difficile, un harcelement impitoyable, partout les dusios me mettaient à l'épreuve, partout, à chaque pas, la souffrance! La souffrance du corp, la souffrance de l'âme, une souffrance insupportable.

Les créatures infernales me cherchaient et je dûs me cacher, ne pas laisser de pistes derrière moi pour survivre, le danger était partout.

Lorsque je dormais, je dormais comme un mort et d'horribles bêtes immondes sautaient sauvagement sur mon visage pour me réveiller , je craignais pour mes yeux alors que les murailles qui m'entouraient me tenaient dans l'aveuglement. Lorsque j'étais éveillé, je vivais comme un mort-vivant.....mais étais je encore vivant?

Je ne sais quelle force me permettait d'avancer quelquefois, car malgré tout cela, j'avançais, sans espoir, et je parcourus ainsi des lieux et des contrées entières dévastées....au fonds des pires abîmes je dûs me battre pour remonter des cîmes qui me ramenèrent vers des gouffres.

Partout on me barrait la route, je dûs contourner  tous les obstacles, derrière un seul d'entre eux s'en cachaient toujours plusieurs autres....terrible épreuve.

Je ne savais même plus qui j'étais devenu, qui j'avais été, je ne savait même plus où j'étais arrivé et où j'étais allé auparavant.....si j'y avais été....ce fût un long chemin.

Et durant tout ces siècles, j'appris une seule chose....on s'habitut où on s'arrête de penser, mais de toute façon il faut allé au bout du chemin....et j'y ai été.


Et puis un jour, je vis la lumière.

Une clartée d'habord, je ne pouvais plus courir mais je me dirigais d'un pas assuré vers quelque monde qui m'etait encore inconnu.

Il faisait froid, une brise cinglante me traversa jusqu'aux os. Je sus seulement alors que j'étais sorti des anderos, le calme reignait aux alentours. 

Ce que je vîs au milieu de la lumière, alors me déconcerta, un être gigantesque dormait, assis au beau milieu d'une clairière recouverte d'émeraudes. Il était immense, sa tête atteignait les nuages!

Que dis je?

Les nuages étaient ses cheveux.


C'était un dieu, assurément.

Les jours passèrent et je regardais le dieu, la nuit, il avait des étoiles sur la tête, le jour, il bougeait à peine, il était lourd et robuste.

Je ne sais combien de temps passais je ainsi à le regarder, des mois peut être. Puis, peu à peu, il ouvrit les yeux et le ciel devînt vert. Il possédait des centaines d'yeux, des milliers. Il y en avait partout autour de moi et au dessus de moi.

J'essayais de le regarder en face mais c'était impossible, tandis que lui me regardait de partout à la fois.


Un énorme craquement se fît entendre, le dieu parla et Il dit ceci: 

bienvenu Adamos, tu es de retour chez toi... cerf blanc.

De nos épreuves vient la salvation,

Le voyage dans les andéros nous pousse vers la creativité divine.

La danse des saisons nous amène vers le renouveau et le perfectionnement.

Tu as encore beaucoup à faire.


Je sentis alors que des sorte de branches poussaient sur ma tête, comme l'être divin qui se tenait devant moi.

Le passage des Anderos.
Le passage des Anderos.

Une année d'ouvrage laborieux, comme la durée d'une vie créative, ceux qui ont vécu passent, les feuille enflammées par les saisons rejoignent le sol.

Ces oeuvres tombées dans les Anderos préparent l'humus des nouvelles générations.