Accoros.

Certaines choses ne sont pas si faciles à deviner, les problèmatiques de la vie courante sont légions. On se concentrait, on retournait les pensées dans tous les sens mais quelquefois, la pierre noire de la difficulté se faisait trop haute et trop noire surtout pour être surmontée. C'est dans ces moments là que l'on invoquait Accoros, le vieux de la montagne. C'était un dieu malin, intelligent, plein d'expérience, trés vif d'esprit. Il faisait le lien entre le ciel et les hommes, habitait les villes hautes et saines dans les montagnes, celles qui se trouvaient au plus prés du ciel. Lorsque celui qui cherchait l'inspiration divine d'Accoros en avait besoin, on lui demandait de regarder vers le lieu où il résidait, à des dizaines de kilomètres de là quelquefois, sur le sommet enneigé, et de lui offrir une prière. Cela ressemblait à une invocation de l'esprit froid et déterminé, débarrassé des embrouillaminis de la passion inférieure venant du monde d'en bas.

Accoros était le dieu de la justesse divine, celui qui eclaircissait l'esprit des hommes, celui qui devinait tout. Un dieu de l'apaisement spirituel lui aussi, mais plus proche des cieux.

C'était un dieu des augures. Peut être le mot en français provient il de vieux souvenirs parvenus jusqu'à nous. Augure-Accoros...