Abandinos

Les enterrements étaient source de douleurs, on appelait dans ces moments un dieu des passions inférieures, Abandinos. Celui qui consomme les douleurs et les chairs mortes. Pour les gaulois, le corp naît de sa terre, et lorsque celui-ci est trop fatigué où trop blessé, ils doivent rendre ce que la terre leur a donné. Ainsi, le dieu des brûlures intérieures se faisait apaisant. L'âme commençait ensuite son voyage à travers les limbes du temps pour se réincarner sur la même terre, là où elle avait laissé son dernier corp. Abandinos, c'était le dieu des terres brunes, un portier de l'autre monde. Lorsque ce fûrent des urnes qui recevaient les restes cendreux, c'était encore la chaleur d'Abandinos qui en faisait cuir l'argile grasse. Ce qui est issu de la terre lui appartient, lui reviendra toujours. L'âme elle, revient sans cesse réhabiter sur la terre des hommes.

Enterrer un corp, une urne, dans la terre sacrée était considéré comme une offrande, un acte noble.