Aïduos.

En voilà un qui aura semé le doute partout. Aïduos est un religieux et uniquement. Les grecs l'avaient appellé Ades dieu des enfers, les Celtes eux, le nomèrent Aed dieu des carnages. C'était une divinité totalement passionnelle, son pendant divin de l'Albios s'appellait Donn, où Donnât, Odin chez les Celtes, sur terre il s'incarnait par la présence d'un taureau noir. Le monde des passions n'est pas forcément une mauvaise part de la création, mais si Donn incarnait la mémoire divine et réfléchie, Aïduos lui, incarnait la mémoire des passions, la foi aveugle de réflexion. Il avait donc de bons et de mauvais côtés, notamment parce que la mémoire passionnelle induit souvent en erreur sur la vérité toute crue. C'était donc aussi et peut être surtout un dieu de l'oubli, du retranchement sur soi même. Un dieu de l'obscur, bon et mauvais à la fois, c'est lui qui entretien la notion réductrice du bien et du mal. Lorsque les gaulois sacrifiaient le taureau, ils sacrifiaient l'oubli, les corridas sont l'héritage de cette croyance.