Étunia.

Le travail continuait, personne ne gâche son temps lorsqu'il le fait pour quelques causes.

Les gaulois s'organisaient, tous pris à leurs occupations, la vie pourvoyaient à leurs besoins d'êtres entiers. Des êtres que la création avait doté d'un curieux sens de la comparaison. Ils étaient consciencieux et la conscience est fille de la connaissance.

 Dans les régions plus au nord, une tribu avait érigé un culte pour une déesse que tout le monde enviait, le culte d'Étunia, connue également comme Éduina où encore chez eux: Areduina. Cette tribu des Ardennes actuelles aimait par dessus tout les montagnes que rien ne venait corrompre. La trés grande complexité des paysages valeureux qui se recouvrait de pourpre à l'automne. D'ailleurs, Étunia fût aussi appelée "la déesse rousse", la lune rougissante qui fait pousser des plantes vives dans la nuit. Les jardins de la liberté que rien ne pouvait entraver tant ils étaient prolixes dans leurs formes enchevêtrées. En Irlande, elle se fît appeler Eithne, l'Éden.

C'est dans ces paysages pleins de grâce que naquit un peuple trés particulier. Étunia était une déesse magnifique, la mère de tous les artistes. On dit que de son union avec Lugus est né il y a longtemps un enfant de la liberté qu'un monstre noir essaya de dévorer. Je pense me souvenir que c'est celui là que l'on nomma plus tard Merlin, le magicien. Mais c'est une autre histoire, revenons en à cette déesse qui donna son nom à l'automne, dont tous les hommes recherchaient les couleurs, celle qui leur enflammaient le coeur avec douceur.




À suivre.