Le roi prêcheur.


Absolument tout les courants spirituels prêchent leur idées et autres dogmatiques.

Chez les druides anciens le prêche revétait une forme particulière, celle de la parabole. 

Quasiment un style satyrique (non violent)  car les pensées sainements discertées et les comparaisons sont magnifiées par un parallèle avec la nature environnante.


Le prêche se prépare à l'avance, avant de l'écrire la cérémonie des eaux de lumière peut aider à en travailler la profondeur. Il faut savoir prendre son temps et trouver les mots justes. Chaque druide possède un style différent, ce sont les références à nos usages, engagements et déités qui ne changent pas.



Aller, je me lance, pour l'amusement,



Le chemin.



D'un côté du chemin il y a le rien,

De l'autre côté il y a le tout,

La différence entre le python et le ruisseau,

Est la même qu'entre l'abîme et la falaise,

Nous marchons dans la vie comme sur ce chemin bordé,

Dans le souffle des dieux nous faisons nos expériences,

Quelquefois nos chemins se séparent en autant de vallées,

Nos erreurs où nos réussites n'appartiennent qu'à nous même,

Sur les routes préparées on ne reviens jamais en arrière,

Il ne faut pas regretter le passé,

Il ne faut pas rejeter la faute par ailleur,

Nous sommes les fils de l'ours,

Aussi adroits en certainnes circonstances que maladroits en d'autres,

Les voies s'entendent ainsi,

En cheminant dessus,

Toujours, de diverses manières, nous évoluons,

Peut nous importent les piqûres d'abeilles si le miel est bon,

Nous faisons partie du monde de la forêt des dieux,

De la montagne qui nous dépasse,

Celle qui nous couvre de ses cîmes,


Il est si facile de se rappeller la douleur,

Où d'envier la douceur,

Si facile de préparer sa tombe en fermant les yeux sur les beautées du jardin d'Étunia et de ses couleurs si chères,

Plus facile encore de réveiller les âmes martirisées en faisant appel aux éclairs de la colère,

Le loup notre ami est là, nous garde de nos faiblesses,

Il ne faut jamais regretter ses erreurs passées,

Elles nous appartiennent,

Sur ces rochers noirs de stupidités, ils nous faut grimper,

Les dépasser,

Endurer, résister, vaincre,

Repeindre nos existences,

Ce sont des expériences de vie qui vous ont donné de l'éclat,

Elles vous permettent de vous tenir droits,

Vivre sans vouloir reconnaître les laideurs de l'existence nous interdit l'enchantement du miracle de vie,


Absolument tout est complémentaire dans la forêt divine,

Pas de lapins sans renards,

Pas de légèreté sans lourdeur,

Pas de femmes sans hommes non plus,

Considérant cela, quasiment tout est pardonnable, 

Peut être pas l'immobilisme puritain,

La vie est faite pour y construire nos expériences,

Essayant de nous parfaire sans réellement y parvenir,

C'est comme ça que vous y avez acquit des principes,

Respecte les autres,

Tiens toi droit,

Honore le monde,

Être fort et avancer,

Donner pareillement à ce qui vous est donné,

À l'esprit des jardins magnifiques car ils vous ont donné à manger comme à une partie de d'eux mêmes,

Il faut vivre et partager, 

Replanter un arbre à chaque fois que la tempête en déracine un,

Refaire des haies sur les bords du chemin

.




L'obscurantisme.


Ce qu'il y a de risible chez les prédateurs de nuits,

C'est qu'ils n'y voient rien en plein jour,

Mettez leur de l'or sous le nez et ceux-ci s'enfuiront en soupesant le poid du trésor éclairé,

Ils se voilent les yeux et ressemblent comme ça aux mêmes proies recherchées,

D'ailleurs, l'aveuglé volontaire ne se nourrit souvent que de sa propre existence,

Certaines espèces en ont fait une panaçée,

Rendez leur la lumière et il leur faudra du temps pour s'y habituer,

Dans cette maison que l'on reconnait,

Les nouveaux nés ont besoin de nourriciers,

De réver aux longues nuits où ils s'étaient protégés,

Où ils n'ont jamais voulu savoir,

Les idiots cherchent ce qu'ils ont sous les yeux, les sombres ne recherche rien qui ne se cache,

 Ils prennent le masque de la nuit pour ne point devenir la pitance d'un autre,

Pour vous surprendre aussi,

Ils voudraient manger le monde parce qu'ils n'en ont pas les moyens,

Envieux est l'obscurantiste car c'est sa raison d'être, un simple prédateur.






Les silences qui parlent.



Il y a des jours où les silences se mettent à crier,

Les justes défendent leur manière d'être avec la force et l'assurance de ce qu'ils sont,

Ne relevant jamais la bassesse d'un mensonge,

Regardez le cet arbre sans racines qui n'exprime que son dépit en voulant nous barrer la route,

Cet amas de branches mortes que la crue a transporté jusqu'à nous,

On nous dit, on nous oblige à respecter la liberté en général,

C'est bien,

Et nous y répondont en arguant de la notre,

Le faible esprit parle pour ne rien dire, rien prouver, une lacheté,

Le caractère s'exprime dans le courage,

Seulement lorsqu'il en ait besoin,

Pas de paroles en l'air,

Pas d'insultes,

Pas de politique miélleuse,

"Gaulois!" Cela s'entend de loin pendant que l'imprécis cherche ses mots,

Les racistes parlent de racisme,

Les grands chefs parlent d'eux mêmes,

Les messies parlent de la fin des temps,

Encore une journée comme une autre,

Il n'y a que les parties extrèmes qui s'expriment contre tous, 

Ce n'est pas notre phylosophie,

Il suffit juste d'une flamme jaune pour nous faire s'asseoir autour d'un foyer commun,

Un peu de lumière,

Un peu de chaleur,

La promesse d'une aventure, une histoire à raconter,

Fermer ses oreilles aux cris de la nuit pour enfin entendre des paroles véritables, simplement.





À vous de jouer, je vous souhaite bonne pêche.